
J’ai assistée à cette conférence, organisée par la faculté de Poitiers, dans le cadre de la découverte des métiers.
Plusieurs personnalités influente de la vie des livres étaient invités, afin de nous présenter tout un panel des différentes possibilités de métier autour du livre.
Tout d’abord, c’est Christine Drugmant, gérante de la librairie La Belle Aventure à Poitiers, qui nous livre son parcours. Elle fût d’abord professeur dans un collège, puis professeur de danse contemporaine pendant 10 ans.
Elle reprendra ses études, et se lancera dans une formation de bibliothécaire, spécialisé jeunesse. Elle a ensuite créée sa propre librairie jeunesse, puis une autre juste en face, pour adulte, car pour Christine, être libraire, c’est être plus proche de la création littéraire. Mais c’est également savoir prendre des risques, en ce qui concerne l’économie des marchés, et le marché du livre bien évidemment. Elle voit son métier, comme le fait que les gens viennent vers elle pour un service, qu’elle peut et se doit de leur rendre. Elle met un point d’honneur à cela, car c’est grâce à son métier qu’elle contribue à faire vivre les éditeurs et les auteurs, qui font les livres.
Pour elle le DUT métier du livre est une formation trop général, mais rien ne remplace la formation sur le terrain.
C’est une femme posée, qui parle d’une voix douce, mais nous sentons y poindre un fort caractère et une véritable envie de faire passer le plaisir de son métier.
Ensuite, c’est au tour d’Olivier Barreau, de présenter son métier d’éditeur pour Geste Edition. Il est également le co-gérant de la librairie des halles de Niort. Il à fait un BAC S qu’il n’obtient qu’à 20 ans, et nous livre qu’il est parti dans le droit, parce que ses amis y allaient, mais bien vite il fait tout de même une maîtrise d’Histoire.
Il entre chez Geste Edition, et petit à petit participe à la fabrication. Les éditions Geste, emploi jusqu’à 20 salariés désormais, contre un seul au tout début de la création de la maison, avec une production de 120 livres par an.
Comme il le dit, pour lui, le livre est une passion, il ne se questionne donc pas sur le temps. Nous sentons vraiment sa passion poindre derrière chaque geste et ses paroles fortes qu’il proclament avec assurances dans le micro, et c’est formidable !
Il créer ensuite sa propre librairie, afin de voir un autre aspect du métier du livre. Cette dernière emploie 8 libraires, et aucun n’a moins qu’une licence, voir même en plus d’autres formations.
Pour lui, pour entrer dans le monde de l’édition, après la licence (toute licence), voir un M1, il faut faire une autre formation dans les métiers du livre.
Désormais, comme il le dit, son métier est en pleine restructuration, par rapport à Internet, et le géant Amazon, qui pourrait bien devenir une maison d’édition à part entière. Mais il n’est pas inquiet par rapport au livre numérique, mais plus par rapport à l’économie pure et dure.
Selon ses mots, il est tellement passionné par les livres qu’il ne peut pas faire autre chose, c’est vital pour lui !
Bruno Essard-Budail, travaillant au Centre du livre et de la lecture, nous explique la teneur de son métier. Il forme les acteurs du livre, les auteurs comme les lecteurs.
Pour le patrimoine écrit est très important, puisque son grand-père et son frère sont écrivains, et depuis tout petit il vie parmi les livres dans de grandes bibliothèques familiale.
Il à fait un BAC L, option librairie, mais dans le commerce. Il reprend ses études à 35 ans, et fait un DUT à Bordeaux, pendant un an dans la formation de bibliothécaire. Il exercera cette fonction en Afrique, au ministère des affaires étrangères, où il met en place un réseau de lecture public.
Il explique qu’il y a, une quarantaine de métiers différents au sein de la bibliothèque, de l’informatique à la médiation.
Il aime la diversité des bibliothèque, en citant l’exemple que dans le Vercors, il y a des bibliothèques dans les stations services, avec même des rencontres d’auteurs ! Ainsi la lecture peut se faire partout !
Mais il revient bien vite à la réalité des chiffres, en expliquant que 10 % de la population est illettré en France, et 30 % dans les Deux-Sèvres, le département ayant le plus grand taux d’illettrisme !
Il fait des missions, par exemple, d’introduire des liseuses dans les bibliothèques, et des campagnes de numérisation afin de toucher la population au numérique.
Et enfin, c’est au tour de Nicolas Pinet, de nous exposer son travail à Média Centre Ouest, qui préparent des concours de professeurs en postes.
Il fait d’abord du social, puis travail ensuite dans les Bibliothèques Universitaires. L’environnement est en perpétuel évolution, et en ce moment le changement pour les BU provient de l’achat de numérique, notamment les revues qui deviennent pratiquement uniquement accessible par ce mode là.
La formation de base est une licence, puis un DUT métiers du livre pour la formation de bibliothécaire.
J’ai beaucoup appris durant cette conférence, et j’ai été énormément attiré par les métiers de libraires, mais c’est surtout le métier de l’édition qui à retenu mon attention, confirmant déjà mon envie grandissante depuis quelques temps.
Le petit plus humour de la conférence, est que chacun pense que son métier en particulier est le plus beau du monde. Le livres les relies ensemble, et lient les gens entre eux…