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Quatre filles et un jean tome 2 – Le deuxième été de Ann Brashares (édition Gallimard Jeunesse)

Résumé :

 » Les vacances approchent. Carmes, Tibby, Bridget et Lena s’apprêtent à ressortir le jean magique, symbole de leur amitié et témoin de leurs aventures. Cette année, l’été s’annonce cependant bien différent…

Carmen reste à Washington avec sa mère : crises et turbulences en perspective…

Tibby part suivre un stage de cinéma en Virginie mais, même derrière la caméra, ses souvenirs vont la rattraper.

Bridget, qui traverse une crise existentielle, décide de se réconcilier avec son passé en rendant une visite surprise à sa grand-mère.

Lena, dont le cœur n’est jamais vraiment revenu de Grèce, va percer des secrets de famille insoupçonnés.

De surprises en émotions, de rires en larmes, les quatre filles vont une nouvelle fois faire l’expérience de la vie et l’affronter avec courage, humour et détermination.  »

Mon avis :

( attention risques de spoilers ! )

Nous retrouvons donc les quatre filles un an plus tard, au début de leur vacances d’été.

Carmen reste à Bethesda, et après avoir acceptée les nouveaux projets de vie de son père ainsi que de sa belle-famille, elle doit désormais compter sur une nouvelle donnée dans l’équation qu’est la vie de sa mère. Une nouvelle épreuve pour elle, qui ne sait pas se taire et essaie par la suite de tout faire pour réparer ce qu’elle aurait pu éviter. Son caractère de cochon, elle le reconnaît et cela l’a rend attachante, car c’est un défaut comme nous en avons tous un, qui nous colle aux baquettes.

Tibby, quand à elle part faire un stage de cinéma, mais même loin de Bethesda le souvenir de Bailey est encore bien présent. Ce dernier point donne de la force à Tibby, qui devient meilleur pour faire honneur à son amie. Avec elle, Brian prends plus de profondeur et j’ai pris plaisir à le découvrir plus, surtout à travers le regard parfois tranchant de Tibby, mais si touchant, qu’elle ne se rends pas compte de tout ce qu’il représente pour elle. Avec ce personnage est développé l’importance de l’aspect physique chez les adolescents, ainsi que les préjugés.

Lena traverse une période de flou, où ses sentiments et sa raison se battent en duel pour lui donner des réponses encore plus abstraites et contradictoires. C’est auprès de sa mère qu’elle va trouver ce qu’il est raisonnable de faire. Celle-ci a travers son passé, lui montre quels sont les bons choix.

Bridget, tente de se retrouver et de savoir qui elle veut devenir vraiment, en partant à la recherche de ses racines, chez sa grand-mère maternelle. Elle nous prouve que l’héritage même si il ne se voit pas, est toujours présent. Il est difficile de se défaire de sa famille, car pour se comprendre il faut connaître son lignage. Avec elle, nous en apprenons donc plus sur le passé de sa mère et ainsi sur le présent de Bridget, ce qui donne un nouveau souffle à l’histoire.

Elles ont toutes les quatre bien changées, mais restent authentiques et fidèles a leurs amies. Nous assistons à leur évolution, entre échecs et réussites, qui façonnent leurs personnalités de futures adultes. Tout cela au travers de situations réalistes, qui font que l’on s’attache particulièrement à ces quatre filles, qui peuvent beaucoup nous ressembler.

L’histoire est parfaitement dans la continuité du premier tome, avec les conséquences de ce qui c’est passé l’été précédant, mais également durant l’année. Concernant ce dernier point, l’auteur, au détour de petites phrases nous conte les événements que nous avons manqués, sans jamais traîner en longueur et cela s’insère précisément là où nous en avons besoin. Les personnages secondaires tels que Brian et les mères des quatre filles prennent de l’ampleur. J’ai aimée comprendre ses protagonistes qui ont chacun à leur façon une incidence sur la vie des héroïnes.

Je prends toujours autant de plaisir à redécouvrir cette saga, qui me fait passer un jolie été, même si le soleil n’est pas forcément au rendez-vous. C’est le genre de livre qui, dès que vous le lisez, vous apporte réconfort, douceur et vous prouve qu’il y a toujours une solution quelque part, que même contre la fatalité il faut relever la tête et se battre pour ce que l’on veut faire de sa vie.

  • Points positifs : le rappel des règles du  »jean magique » en début de roman, personnages  plus profonds, développement des personnages secondaires, intrigues du quotidien et partage de valeurs

Extraits :

 » Ils ne parlaient pas. Au rythme de sa respiration, elle savait qu’il ne dormait pas encore. Elle avait la gorge serrée.

Au début, quand elle l’avait connu, il y avait de longs moments de silence complet entre eux. Parfois, Brian parlait de Bailey. C’était toujours très dur pour Tibby. Finalement, elle lui avait demandé d’arrêter. Elle avait dit que, lorsqu’ils seraient ensemble et qu’ils se tairaient, ils sauraient tous les deux à qui ils pensaient.

Ce soir-là, dans cette petite chambre de campus, ils savaient tous les deux à quoi ils pensaient.  » ( p. 106 )

 » Elle se demanda comment elle aurait expliqué tout ça à Kostos si elle lui avait encore écrit de longues lettres, comme avant. Si ça se trouve, c’était juste le temps qui passait qui la rendait triste. Si ça se trouve, c’était la vie, c’était normal d’avoir le cœur lourd, parfois…  » ( p. 154 )

 » Il y a deux tragédies dans la vie. L’une est de voir ses désirs insatisfaits, l’autre de les voir satisfaits.  » George Bernard Shaw ( p. 253 )

 » Tibby adorait cette photo, mais c’était tellement dur de la regarder… Elle aurait été tentée de la glisser bien à plat entre deux livres, tout en haut de sa bibliothèque, et de ne plus y toucher. Mais elle se promit de ne jamais faire ça. Elle se promit de toujours l’afficher dans sa chambre, où qu’elle soit. Parce que Bailey avait compris ce qui était important dans la vie. Et, quand Tibby la regardait, elle était obligée de regarder la réalité en face.  » ( p. 351 )

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Quatre filles et un jean tome 1 de Ann Brashares (édition Gallimard Jeunesse)

Résumé :

 » Ma première s’appelle Carmen.

Elle est brune et trouve ses fesses un peu grosses. Très attachée aux gens qu’elle aime, elle se montre parfois d’une franchise désarmante. Elle a aussi un énorme problème avec son père…

Ma deuxième s’appelle Tibby.

Elle ne fait pas son âge, ne s’habille pas très fille. Et si elle joue les rebelles, c’est pour mieux masquer sa grande sensibilité. Une rencontre inattendue va bouleverser sa vie…

Ma troisième s’appelle Bridget.

Elle est blonde, sexy, sportive, volontaire, mais au fond si vulnérable. Quand elle veut quelque chose, elle l’obtient. Surtout s’il s’agit d’un garçon. Au risque d’aller trop loin…

Ma quatrième s’appelle Lena.

Elle est brune, superbe. Timide et farouche, elle refuse souvent d’écouter ce que lui dit son cœur. Mais le soleil de Grèce va réveiller en elle des sentiments inconnus…

Mon cinquième est un jean.

Symbole de leur amitié, il va passer de fille en fille ? Il les accompagnera le temps d’un été, un été qui changera leurs vies pour toujours.

Mon tout est un roman drôle, sensible, intelligent, où se mêlent subtilement les voix de quatre adolescentes qui rient, souffrent parfois, grandissent et nous séduisent…  »

Mon avis :

C’est l’histoire de quatre filles, quatre meilleures amies, qui pour le premier été de leur vie, vont se retrouver séparées. La veille de leur éloignement, elles découvrent dans le placard de Carmen, un jean tout simple, mais qui va à merveille à chacune d’elles. Il sera leur moyen de communication pendant l’été.

Tibby, est la seule des quatre filles à rester à Bethesda, leur petite ville dans le Maryland. Elle travaille dans le supermarché du coin, et espère faire un film humoristique sur son entourage. Elle rencontre Bailey, qu’elle prends d’abord pour une sale gamine de 12 ans, mais elle va très vite découvrir qui ce cache derrière cette carapace. C’est le point centrale du livre, qui va faire grandir Tibby et lui faire prendre conscience que la vie peut-être très courte…

Carmen, pense passer un été avec son père, mais elle va déchanter lorsqu’il lui dévoile ses nouveaux projets de vie. Cette histoire est très touchante, car on sent l’impuissance du père face aux réactions d’une adolescente.

Bridget, part en Californie, dans un camp de football, où elle y rencontre le charmant Eric, l’un des moniteurs. Sa manière de voir les choses,  »je le veux, je l’ai », est assez déconcertante. Mais derrière cette forte tête, que rien ne semble atteindre, ce cache une petite fille qui voudrais qu’on la prenne au sérieux.

Et enfin, Lena part en Grèce chez ses grands-parents paternels, où elle rêve de soleil et de peinture. Mais un événement va chambouler ses vacances pour le pire selon elle, mais bientôt pour le meilleur ! Je me suis beaucoup retrouvée en elle, dans sa timidité maladive, dans ses troubles et autres actions maladroites.

J’ai lu cette saga il y a quelques années désormais, et j’avais tout aimée ! L’écriture simple mais empreinte à chaque mot de la fragilité des adolescents, mais également les forts traits de caractères dont l’auteur dote ses personnages, qui associés donne le savoureux mélange qui caractérise toute jeunesse. Les dialogues parsèment agréablement le récit, et donnent une fluidité très plaisante, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas un seul instant. Concernant ce point, le fait de changer très souvent de point du vue, jusqu’à deux ou trois par chapitre, permet d’être tout le temps dans l’action et de suivre de près les quatre filles.

L’histoire est parfois un peu bateau, mais l’intégration du  »jean magique » donne de l’originalité au roman, de plus toutes les situations évoquées sont du quotidien, ce qui fait que l’on peut facilement s’y identifier ainsi qu’aux quatre filles, qui ont des caractères aussi éloignés qu’elles sont proches. Les relations très fortes entres les protagonistes est un plus, nous prouve que l’amitié s’entretient et que les vraies amies seront toujours celles présentes dans les pires comme dans les meilleurs moments…

J’ai voulu relire cette saga, en prévision du tome 5. Je me souvenais de toute l’histoire, et même si j’ai grandis, j’ai aimée retrouver les quatre filles et leurs interrogations.

L’auteur aborde des sujets graves sur fond de vacances d’été et de soleil, mais cela est d’autant plus flagrant que ce sont des adolescents qui découvrent ces difficultés pour la première fois et en ressentent de façon décuplés les conséquences.

Je pense que même si on a passé l’âge des protagonistes, ce roman vous fera remonter le temps et peut-être comprendre vos enfants, si avez des adolescents à la maison. Parce que outre les histoires de filles, ce roman est un condensé de la vie des jeunes d’aujourd’hui, où les parents y ont leurs places. D’ailleurs les personnages adultes du roman, sont assez développé pour que l’on ressentent leurs soucis et leurs joies face aux changement dans la vie de leurs enfants.

De plus c’est une lecture parfaite pour l’été, qui vous fera sourire et pleurer… Comme la vie, en définitif…

  • Points positifs : le point de vu change très souvent ce qui permet d’être tout le temps dans l’action, les citations en début de chapitre qui résonne comme un mantra, les caractères très différents des quatre filles mais en même temps si semblables que chacune d’entre nous peut se retrouver en elles

  • Points négatifs : Je n’arrive pas donner de points négatifs à une saga qui à baignée mon adolescence, qui me fait revivre ses heures là et qui a participé à ma passion de la lecture  !!!

Extraits :

 » L’amour, c’est comme la guerre. On sait quand ça commence, jamais quand ça finit.  » Proverbe ( p. 66 )

 » Et il était assez beau pour la rendre méfiante.

D’accord, Lena se méfiait de beaucoup de choses. Mais particulièrement des garçons. Elle les connaissaient bien : pour eux, il n’y avait que le physique qui comptait. Ils vous faisaient croire que vous étiez amis pour gagner votre confiance et, dès que c’était fait, en avant le pelotage ! Pour attirer votre attention, ils vous racontaient qu’ils voulaient bosser leur histoire avec vous ou donner leur sang pour votre association mais, dès qu’ils avaient compris que vous ne vouliez pas sortir avec eux, brusquement, ils se fichaient complètement du Moyen Age et la dramatique pénurie de sang.  […] Lena préférait les garçons quelconques à ceux qui étaient un peu trop mignons. Et encore, même les plus quelconques la décevaient parfois.  » ( p. 68 – 69 )

 » Des fois, t’es le pare-brise ; des fois, le moucheron.  » Mark Knopfler ( p. 118 )

 » Si tu as l’impression de maîtriser la situation, c’est que tu ne roules pas assez vite.  » Mario Andrettr ( p. 132 )

 » Le problème, ce n’est pas le problème. Le problème, c’est votre façon de réagir face à ce problème.  » ( p. 143 )

L’auteur :

Ann Brashares est née au Etat-Unis. Elle passe son enfance dans le Maryland, puis part étudier la philosophie à l’université de Columbia, à New-York.

Pour financer ses études, elle travaille pendant un an dans une maison d’édition et finalement, comme le métier d’éditrice lui plaît tellement, elle ne le quitte plus. Très proche des auteurs, elle acquiert une solide expérience dans l’écriture. En 2001, elle décide de s’y consacrer à son tour, et c’est ainsi qu’est né Quatre filles et un jean, son premier roman.

Aujourd’hui, Anna Brashares vit à Brooklyn avec son mari et ses trois enfants.

Elle avoue qu’il y a un peu d’elle dans chacune des quatre filles de son roman. Et à la question  » Votre livre contient-il un message ?  », elle se contente de répondre :  » S’il en contient un, c’est le suivant : aimez-vous comme vous êtes et soyez fidèles à vos amis.  »

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Les mal partis de Jean-Baptiste Rossi (édition J’ai Lu)

Résumé :

 » Quel âge pouvait-elle avoir ? Elle lui paraissait très jeune mais Denis se trompait toujours lorsqu’il essayait de donner un âge à une figure inconnue. Et puis, pourquoi était-elle religieuse ? Sans doute, elle était pieuse et bonne, mais pourquoi était-elle religieuse avec un si joli visage ? D’ordinaire, les sœurs ne sont pas très jolies.  »

Ainsi pensait Denis, jeune élève de quatrième, lorsqu’il rencontra sœur Clotilde. Un amour fou, impossible, devait naître entre eux dès cette minute. Un amour qui devait aller jusqu’au don mutuel des corps et au rejet des vœux par la jeune religieuse.

Mais la société ne peut tolérer un tel manquement a ses règles, elle réagit sans pitié pour séparer ceux qui sont seulement coupable de s’aimer.  »

Mon avis :

Dans ce récit nous découvrons Denis, élève de quatrième, dissipé et seulement préoccupé par ses cours au collège, jusqu’au jour où, en se rendant à l’hôpital de sa ville avec sa classe, il rencontre sœur Clotilde.

Entre eux va se nouer une amitié, bientôt ambiguë.

Lui, ne connais rien à l’amour et ses tempêtes, emprisonné par un entourage familiale et éducatif, qui le bride par la religion.

Elle, ne connais de l’amour que celui envers le Christ.

Petit à petit, le besoin de se voir est plus fort que tout, les sentiments prennent de plus en plus de place. Mais ils leurs faut se cacher, les mentalités des populations sont trop ancrées dans le respect de la religion et ne peuvent penser accepter que deux personnes, telle qu’une religieuse et un jeune homme, puisse s’aimer.

Le roman traite de l’amour de plusieurs points de vues, celui des membres ancrées dans une communauté religieuse, comme cité plus haut. Mais également, du côté d’une personne voulant concilier les deux : l’amour et la foi, part le personnage de Clotilde. J’ai aimée cette diversité de points de vue, cela donne plus de matière à réfléchir pour se faire une opinion, ou se mettre à la place des protagonistes.

On trouve dans le récit, une contextualisation autour de la fin de la seconde guerre mondiale. Ces interludes, pour ma part, trop courts, développent la peur autour du personnage Allemand, qui sont humains, et essaient eux aussi d’échapper aux horreurs de la guerre, ou l’incompréhension des enfants, qui jugent la guerre comme un jeu.

L’écriture de Jean-Baptise Rossi est simple et fluide, très bien adapté à retranscrire les premiers émois de l’amour adolescents, malgré quelques répétitions.

La fin ouverte m’a laissée triste, comme abandonnée au bord de la route, puisque nous ne savons rien sur le futur des deux protagonistes, le lecteur peut donc tout imaginer, du plus triste au plus joyeux. Malgré cela, il est impossible de sortir de cette histoire sans une révolte dans le cœur, sans une envie de changer les choses… L’amour n’est pas un crime…

En résumé, j’ai énormément appréciée ce roman, qui m’a fait revivre mes premiers amours, pas si éloignés ! Je pense tout de même, que j’aurais été encore plus touchée, si j’avais lu ce livre étant plus jeune.

  • Points positifs : le tragique de la religion inséré dans le thème universel de l’amour, la fin énigmatique où rien n’est révélé et où le lecteur doit s’imaginer une suite ( que nous comprenons tout de même, par rapport aux mentalités des populations, peu amènes à laisser les deux protagonistes s’aimer librement ), et enfin les interludes ( trop courts ) sur la fin de la seconde guerre mondiale

  • Points négatifs : la narration parfois trop simple, répétitions et descriptions inutiles

Extraits :

 » C’est Denis qui me fais vivre. Ma mère ne m’a pas donné la vie. Elle m’a posée en face du monde et je suis restée dans les décors avec des tas et des tas d’autres, à regarder la scène sans rien comprendre.

Je l’aime. Je ne sais plus comment je l’aime, ni pourquoi je l’aime, ni combien je l’aime. Mais je l’aime. J’existe. Je me sens bien. Je me sens mal. Je me crois bonne ou je me crois mauvaise, mais j’existe. Est-ce que j’avais connu le remords avant Denis ? J’aime mon remords, il est bon, comme mon amour.  » ( p. 128 – 129 )

 » Je ne veux plus me moquer jamais des poésies pour cartes postales, ni des chansons d’amour, ni des cœurs gravés sur les arbres, je le sais maintenant, c’était nous.  » ( p. 169 )

 » Je ne veux pas dormir. On dort trop et on ne vis pas assez. Je veux prendre de ma vie tout ce que je peux, maintenant.  » ( p. 197 )

 » Elle s’arrêta sur la porte, sa chemise plaquée contre elle. Elle avait un sourire heureux, elle était à demie nue, elle était belle, elle était comme personne au monde.  » ( p. 198 )

L’auteur :

Devenu célèbre sous le nom de Sébastien Japrisot (anagramme) grâce à ses romans à suspense, Jean-Baptise Rossi est né en 1931, à Marseille.

Il écrivit  » Les mal partis  », en classe de philo et avoue avoir gardé une tendresse spéciale pour ce roman qui fut un best-seller aux Etats-Unis et est adapté au cinéma. Lors d’une réédition, en 1996, ce roman obtient le prix de l’Unanimité (décerné par un jury qui comprend Sartre, Aragon, Elsa Triolet, Adamov, Jean-Louis Bory, Robert Merle).

Il travaille ensuite dans la publicité, afin de gagner sa vie.

Cherchant à revenir à la littérature, il publie en 1991  »Un long dimanche de fiançailles » que couronne le Prix Interallié et que Jean-Pierre Jeunet adaptera au cinéma en 2004.