Titre VO : The devil wears plaid
Auteur : Teresa Medeiros
Traduit de
Editions Milady Romance, collection Pemberley, 2012.
Genre : Romance historique
Titre VO : The devil wears plaid
Auteur : Teresa Medeiros
Traduit de
Editions Milady Romance, collection Pemberley, 2012.
Genre : Romance historique
Titre VO : It’s Always Been You
Auteur : Victoria Dahl
Traduit de l’anglais américain par Fanny Adams.
Editions Milady, 2012.
Genre : Romance historique
Titre VO : The grand Sophy
Auteur : Georgette Heyer
Traduction de l’anglais par Charlotte Neveu.
Édition Milady Romance, collection Pemberley 2012.
Genre : Romance historique
Titre : Attachement
Auteur : Rainbow Rowell
Édition Milady Romance, collection Central Park, 2011
Titre : RSVP
Auteur : Helen Warner
Édition Milady Romance, collection Central Park, 2011
Résumé :
» Quatre femmes. Un mariage. Une journée qui va changer leur vie.
Anna, Clare et Ella se retrouvent au mariage de Rachel et Toby. Il est l’ex d’Anna, qui voyait en lui l’homme de sa vie. Tandis que Rachel est confrontée à ses doutes, Anna a le cœur brisé et hésite à se rendre à la cérémonie. Clare, sa meilleure amie, la convainc d’affronter cette épreuve pour enfin tourner la page. Quant à Ella, elle compte bien saisir cette occasion de séduire le seul homme qui lui ait jamais résisté.
Leurs destins, chamboulés, vont se croiser, se défaire et se refaire. »
Mon avis :
Après la très forte impression de »La nuit du Sérail », j’ai voulu quelque chose de très léger, comme une transition qui passerait facilement. Quoi de mieux qu’un bon milady romance, moi qui n’en n’avait jusque là lut qu’un seul. Malheureusement, je n’ai pas été très convaincue par celui-ci…
Pourtant l’histoire était séduisante aux premiers abords : des amis de lycée se retrouvant à l’occasion d’un mariage, où chacun à des attentes particulières, et va tout tenter pour les réaliser. Au péril des autres… Oui, mais malheureusement seules les premières pages m’ont arrachées une envie de savoir ce qui se tramait entre ces mystérieux non-dis. Mais le soucis, c’est que l’on sait très vite ce que le passé a été, pour que les personnages en arrivent ici à ce moment précis.
Les chapitres sont découpées en fonction du point de vue des personnages féminins essentiellement, écrit à la 3eme personne du singulier, ce qui permet un rythme assez fluide, nous ne perdons jamais une héroïnes bien longtemps, et cela nous donne l’eau à la bouche.
Pour les personnages :
Anna, est sensible et crois au seul et unique amour de sa vie, elle l’attends même si il semble passer à autre chose, en se mariant avec une autre. J’ai plus d’une fois eu envie de la gifler, et de lui dire de se secouer, mais elle m’a fait tout de même beaucoup pensée à moi. C’est en quelque sorte le personnage principal, celle par qui tout arrive.
Sa meilleure amie, Clare, est plus dure, elle privilégie sa carrière aux relations amoureuses, mais la vie va se charger de la faire changer d’avis d’une façon bien particulière. Son évolution est peut-être parfois trop rapide, elle change de position trop facilement.
Ella est le type de personnage qu’on ne peut supporter, mais plus on la connaît, plus on découvre les failles qui se cache en elle, plus on comprends comment elle en est arrivée là.
Enfin, Rachel, pour terminer le tour des personnages féminins, est celle dont on sait le moins de choses sur son passé, mais elle va avoir une influence très forte sur le présent des autres personnages. C’est quelqu’un de profondément bon et généreux. Douce, et forte à la fois. J’ai vraiment eu un bon feeling avec elle.
En ce qui concerne les personnages masculins ; Toby nous est dépeint comme le parfois petit amis, doux, compréhensif et accessible.
Les autres personnages masculins secondaires sont des archétypes de sentiments et de »bon copains ».
Donc une galerie de personnages plutôt sympathiques, quoi qu’un peu caricaturés. Leurs réactions sont parfois violentes pour peu de choses, et d’un autre côté ils laissent passer des choses insensés !
L’intrigue est très moderne, une petite romance bien dans l’air du temps, très agréable. Les thèmes explorent des réalités très contemporaines, ce qui fait que l’on s’attache et que l’on comprends plus facilement, peut-être, les personnages. Le thème du couple qui à une différence d’âge marquante, avec toutes les complications que cela entraîne : le regard des autres, leur incompréhension. Mais également la possessivité d’un être qui se sent sur le déclin, et qui à peur de la jeunesse de sa moitié tout en la fantasmant.
L’amour de jeunesse qui est le plus mémorable dans une vie : cette incapacité à passer à autre chose. Ce rêve de revenir en arrière où tout était plus facile.
Le désir et la peur de la maternité.
Un thème que j’ai adorée suivre est celui d’un personnage découvrant son goût pour l’écriture. C’était fascinant de la voir s’explorer elle-même en explorant l’art du récit !
Tout cela est traité mais avec un peu trop de rapidité. Les événements s’enchaînent rapidement, et l’on passe d’un état à un autre chez un même personnage, trop facilement. J’ai trouvée cela dommage, et c’est ce qui fait que j’ai été déçue.
L’écriture est simple, mais peut-être trop simple pour moi, pas assez travaillée, bien que très fluide. L’auteur sait faire passer les sentiments, mais j’ai eu une impression d’oralité dans l’écriture, et cela m’a un peu gênée.
Mais peut-être ces nombreux petits défauts sont dues au fait que »RSVP » est le premier roman de l’auteur. Ceci explique probablement cela : une écriture qui se cherche encore, une exploration de l’intrigue et de ses ressors et détours possibles.
En conclusion, une petite romance douce-amère, que j’ai appréciée de part les thèmes évoqués, mais qui m’a laissée plus froide au niveau de l’écriture, peu travaillée, trop fluide, et des événements trop rapides. Je ne sais donc pas si je retenterai l’expérience avec cette auteur. Peut-être car je suis persévérante et qui sait peut-être trouverai-je une pépite =)
Extraits :
– » Le passé est tout ce que l’on sait l’un de l’autre, répond gentiment Toby. On ne sait rien du futur – pour l’instant. On s’est perdu en chemin.
– « On n’a qu’a se perdre ensemble. » C’est ce que tu m’avais dit quand je t’ai rencontré la première fois, murmure-t-elle, se noyant dans son regard. »
» – Mon dieu ! chuchote Monica. A leurs simagrées, on pourrait croire que, dans une vie antérieure, tu étais Hitler en jupon ! » ( p. 273 )
L’auteur :
Helen Warner a consacré une grande partie de sa carrière à travailler sur quelques une des plus célèbres émissions de télévisions britanniques, comme Deal or No Deal, Come Dine With Me, Loose Women et This Morning. Elle vit à East Anglia avec son mari et leurs enfants. RSVP est son premier roman.
Résumé :
» Une histoire d’amour sensuelle et passionnée.
Marissa doit se fiancer pour éviter le déshonneur. Jude Bertrand, un homme mystérieux à la réputation sulfureuse, se propose de l’épouser. Il n’est pas du goût de la jeune fille qui le trouve laid ; et surtout, impossible de le mener par le bout du nez : c’est un fauve rusé, une force de la nature. Jude, quant à lui, a très bien cerné Marissa et il est peut-être le seul à l’aimer vraiment pour ce qu’elle est : un cœur rebelle, comme le sien. La jeune femme finira-t-elle par accepter ce mariage ? »
Mon avis :
J’ai acheté ce livre sur un coup de tête lors du lancement de la collection Romance chez Milady, je voulais la tester et finalement n’y est plus repensée pendant un bon moment. Mais cette semaine, étant très prise, j’ai eu besoin d’une lecture complètement détente, sans risque de larmes ! Je me suis tournée vers celle-ci, qui était déjà prévue un peu plus tard dans le mois.
L’histoire ce passe dans l’Angleterre de 1847, où Marissa York, se voit compromise. Il lui faut donc trouver le plus rapidement possible un mari, pour éviter tout scandale. Jude Bretrand, un ami de son frère Aidan, se propose mais entre l’autorité de se voir confier un homme qu’elle n’aime pas, et la curiosité de la sexualité, la jeune fille ne sait plus où donner de la tête. Mais Jude est peut-être le seul qui la voit et l’aime réellement pour ce qu’elle est…Va-t-elle finalement accepter son mari ou tout rejeter dans un dernier désir d’indépendance ?
Le contexte historique tout d’abord, est assez mal exploité, ou tout du moins pas assez expliqué. Nous ne savons rien des mœurs de l’époque, et seule notre culture générale est une base. Au détour de petites phrases, l’auteur nous explique tout de même la place de la femme dans la société ou la famille. Mais l’emploi du temps des hommes se trouve réduit à faire la coure aux dames et la chasse, rien n’est décrit sur les coutumes de l’époque. Pour un livre tel que celui-ci, où l’étiquette régissait la vie des individus de la haute société, je trouve qu’introduire ce genre de choses est important ( ne serait-ce que pour les novices ). Ce qui, à mon sens, retransmet le mieux l’époque donnée, est le langage, mais là encore, nous pourrions, comme les lieux, être n’importe où n’importe quand.
– » Marissa, cessez d’agir de façon plus sotte encore que vous ne l’avez déjà fait. Ce que j’ai vu me fait craindre que vous soyez enceinte. Nous devrons vous trouver un mari immédiatement !
– C’est absurde !
Mais avant même d’avoir achevé sa phrase, elle sentit la peur la gagner. Elle n’avait pas vraiment songé à cela. Ce qu’elle savait de la reproduction se résumait à de vagues rumeurs et des fragments de conversation glanés ici et là au fil des années.
– Je pensais que… la première fois… N’est ce pas impossible ? » ( p. 15 – 16 )
Ici nous voyons bien que la femme n’est pas préparée à la sexualité ni au mariage, mais à part cela, le reste de la société n’est pas représenté. J’aurais souhaité avoir l’opinion des gens, ou au moins des scènes de complots et commérages, mais cela est absent pour ce concentrer essentiellement sur la relation de Jude et Marissa. Ce qui nous prouve que nous sommes ici dans un livre de romance, sans prétentions sur la réalité ou la véracité du déroulement des faits à l’époque dite.
L’intrigue est par contre je trouve, un peu moins cliché que l’on ne pourrait le croire de prime abord. Nous entrons directement dans le vif du sujet avec la décadence de Marissa, qui est prise sur le fait par son frère aîné. Cela nous poses tout de suite les bases, les tenants et aboutissants que les personnages vont tenter de régler. Malgré tout l’histoire est le banal jeu du chat et de la souris, mais parfois on ne sait plus qui est le prédateur et qui est la proie : les rôles ne cesse de s’inverser, et cela rends l’histoire plus prenante et amusante.
Il faut tout de même avouer que c’est une romance, donc on sait comment cela va finir, mais je dois dire que j’ai été surprise dans les dernières pages, où tout est encore indécis quand au dénouement. J’ai aimée cette ambiguïté, qui permet à l’auteur d’insérer des passages un peu plus mélancoliques, qui sont particulièrement bien décrit, selon moi, car j’ai réellement ressentis une pointe de tristesse, j’étais mal à l’aise en lisant cette angoisse qui prends l’héroïne à la gorge. Le côté romance est très bien exploité, mais j’ai trouvée que les choses se passent trop vite, que les personnages pensent avoir changés à peine ont-ils découvert leurs points négatifs.
Malgré tout, l’humour est de mise puisque Marissa n’est pas femme à ce laisser dicter sa conduite, et que Jude est très malin, se fichant un peu des conventions par un passé très sulfureux. J’ai adorée suivre leurs échanges musclés, chacun campant sur ses positions et ne voulant à aucun prix montrer un peu de sa faiblesse à l’autre.
Pour l’époque, les événements contés ici ( dans l’ensemble du livre, dans la globalité de l’histoire ) sont peut-être un peu théâtralisés. Je ne dis pas que c’est complètement impossible, loin de là, surtout si on se réfère au célèbre »Liaisions dangereuses » de Laclos ! Mais je pense que l’auteur à volontairement forcée le trait de certains faits, sans cela il n’y aurait pas de passion ni d’histoire à proprement parlée. De plus, je l’avoue, je ne suis absolument pas une spécialiste de romance ! Je voulais tenter ce genre littéraire avec cette nouvelle collection dans l’espoir de voir un peu plus de modernité pointer le bout de son nez. De se côté-ci, je ne connais pas encore tout ce que nous réserve les prestigieuses édition Milady…
En ce qui concerne les personnages, Marissa est un protagoniste à double facette : elle est superficielle, aime regarder les cuisses des hommes, et raffole de la danse, d’ailleurs pour elle, un bon mari est un bon danseur. Mais elle est également présentée comme une fille rebelle, car elle ne veut pas voir sa liberté volé, au profit de l’autorité d’un mari, ce qui est à l’époque purement scandaleux et inacceptable pour une famille de la haute bourgeoisie. Sans compter qu’elle ne s’arrête pas là, ne faisant rien comme les autres, elle va aller plus loin que sa condition le lui permet, plus loin que toutes les jeunes filles de son rang. Son côté frivole m’a agacée à certains moments, elle est indécise, puisqu’elle parle d’amour envers Jude, quand le lecteur comprends qu’elle cherche son physique. Mais encore dans ce dernier point, on sent sa force de caractère, qui détonne complètement par rapport aux conventions.
Jude quand à lui, est un homme atypique dans l’univers de la haute bourgeoisie dont est issu Marissa. D’ailleurs, au premier abord cette dernière le prends pour un bûcheron ou un forgeron, cela veut tout dire ! Il n’a pas le physique d’un danseur de salon dont rêve Marissa, et pourtant il se cache tout un personnage derrière la façade de pierre… Je ne vous en dis pas plus, car j’ai aimée découvrir petit à petit ses origines, même si justement, je déplore qu’on ne s’y attarde pas plus que cela au final. Il connaît plus la vie que Marissa, et c’est à son contact que la jeune femme va s’épanouir.
Les personnages secondaires sont assez développés pour faire l’objet par la suite d’un tome, on nous donne ici un aperçu de la famille York, en tant que famille de la haute société Anglaise, assez complet. Le frère aîné, Edward, désormais chef de famille, est très droit, mais profondément humain envers ses proches. L’autre frère de Marissa, Aidan, est plus taciturne, depuis qu’un drame est venu endeuiller sa vie. Il fait preuve d’un certain humour et s’amuse du comportement scandaleux de sa sœur. La baronne est le cliché de l’époque : elle s’évanouit à chaque contrariété, si bien que ses enfants n’en ont plus que superficiellement conscience. Elle n’est pas particulièrement autoritaire, et j’ai trouvée qu’elle n’était pas spécialement choquée par l’attitude de sa fille. Ce qui pour l’époque passait pour le plus odieux des péchés, se retrouve ici un peu bafoué.
Qui dit romance, dit scènes de sexe bien évidement… Comme je l’ai déjà stipulée, je ne suis pas très calée dans ce genre, alors je ne parlerai qu’à partir de mon ressentis. J’ai appréciée le fait que Jude et Marissa soient complètement différents dans ce domaine : l’un est un habitué des lits et douceurs des femmes, alors que l’autre n’a pratiquement, jusqu’à présent, que fantasmée les sensualités et subtilités du sexe. D’ailleurs, il y a pendant la grande majorité du roman, une phase d’apprentissage, une relation maître-élève, qui est contrebalancée par le jeu de séduction que Marissa met en place, afin de mieux prendre Jude dans ses filets. Ainsi ce dernier, se retrouve dans le posture du disciple, puisque la jeune femme est une élève particulièrement assidue et observatrice. J’ai aimée que ce rapport de force un peu misogyne devienne par la suite une source d’humour et de jeu sexuel inépuisable.
Après quelques petites recherches, le sujet du second tome de cette série, sera l’un des frères de Marissa, Aidan. J’ai hâte d’en apprendre plus sur ce taciturne et renfermé personnage, qui porte un passé douloureux sur les épaules…
Premier essai de la collection romance de chez Milady réussi, car même si c’est une lecture détente, l’histoire est prenante et piquante, on a envie de rester avec nos personnages, et même si je déplore que le contexte historique soit mal exploité, je réitérerai l’expérience avec un autre ouvrage de cette collection.
Points positifs : une héroïne atypique, des personnages masculins forts, des scènes de sexe qui m’ont données envie (mais chut !)
Points négatifs : le contexte historique peut exploité, la baronne accepte trop facilement le comportement de sa fille pour l’époque, l’indécision des deux protagonistes dans les derniers chapitres, une fin peut-être un peu trop »happy-end »
Extrait :
– » Hum, murmura-t-elle d’une voix endormie. Je comprends enfin ce que vous vouliez signifier en clamant être un vrai homme.
– Pardon ?
– Votre pantalon n’a pas du tout l’air satisfait.
Elle avait dit cela sur un ton si convenable que Jude n’en cru pas ses oreilles. Il éclata d’un rire franc et sonore. Marissa York ne ressemblait à aucune des femmes qu’il avait connues jusqu’à présent. » ( p. 126 )
L’auteur :
Victoria Dahl a commencé à lire des romans d’amour à un âge si précoce que c’en était indécent, et ne s’est plus arrêtée depuis ! Son premier roman a remporté le Prix Golden Heart, qui récompense les meilleures œuvres de romances historique.