
2024, la joie à côtoyé les angoisses, les rires ont cohabité avec les peurs. Une année difficile et belle à la fois. Je nous souhaite une année 2025 de tous les éclats. Prenons soin des autres, aidons autant que nous le pouvons et vivons !
Côté lecture ce sont 78 livres qui sont passés entre mes mains. Je vous offre le meilleur, de ces lectures qui m’ont fait chavirer, vibrer. De celles qui ont ce je ne sais quoi, ce petit supplément d’âme qui ne s’oublie pas.
Belle année et belles lectures !

La gosse de Nadia Daam : Le récit commence par la perte du père pour cette gosse qui n’est même pas adolescente. Nadia Daam expose alors chapitre après chapitre, morceau de vie après morceau de vie, l’éducation d’une fille, sa fille, les questions et les drames.

J’ai regardé la nuit tomber de Lolita Chammah : Comment se remet on de la perte d’un enfant ? Comment apprendre à vivre avec la douleur et continuer d’avancer ? Un texte profondément bouleversant, qui mêle l’intime au social pour que le sujet ne soit plus un tabou. C’est beau, tendre et terriblement violent mais c’est aussi la vie dans toute ce qu’elle a à offrir et à reprendre…

La langue des choses cachées de Cécile Coulon : Un conte fascinant hors du temps, dans lequel il faut entrer comme on entre en transe. Un livre onirique dont on ressort comme d’un rêve étrange. Une écriture qui détaille, qui happe, frappe et va là où on ne peut pas voir. C’est dur, violent et en même temps si intemporel.

Badjens de Delphine Minoui : Iran, 2022. Un texte court et percutant, l’autrice retourne à la ligne à chaque phrase, une respiration dans une histoire trop lourde. C’est musical, lumineux, porté par la voix d’une adolescente qui crie son pouvoir !

Pour Britney de Louise Chennevière : C’est un plaidoyer féministe, toute femme se reconnaîtra dans les mots de l’autrice, dans les scènes vécues, dans les tiraillements, les colères et les doutes. Pour Britney évoque beaucoup de la femme et de la société.
Tombée du ciel de Alice Develey : Un texte dont il est difficile de se détacher tant il peut réveiller des instincts adolescents, des pulsions primaires que l’on pensait enfouies. Les phrases sont comme des éclairs lancés pour retenir un peu de vie quelque part. La lecture devient physique, elle fait mal, elle tiraille là où on ne pensait plus revenir. C’est un huis clos bouleversant, dans une institution que l’on pense d’un autre âge.

Tous les silences ne font pas le même bruit de Baptiste Beaulieu : Des souvenirs adolescents cohabitent avec ses choix d’aujourd’hui, c’est un texte multiple qui donne le reflet d’un homme, d’une société qui invisibilise l’homosexualité, quoi qu’elle en dise. Un texte qui parle à tout le monde et qui nous fait prendre conscience que l’intime est plus politique que jamais.

En bons pères de famille de Rose Lamy : Un essai brillant, à la fois intime et politique, qui questionne cette notion qui voudrait que la violence soit socialement acceptable si elle est masculine et déviante si perpétrée par une femme. Rose Lamy dénonce cette vieille expression de »bons pères de famille » aussi désuète que mensongère et ne reflétant pas la réalité de notre société. La violence est partout et se cache aussi dans nos foyers…

La route de Manu Larcenet : Larcenet restitue magistralement l’univers de McCarthy, avec des dégradés de noir et de gris dans une ambiance sale et glacée. Nous sommes dans l’antichambre de la mort, les corps sont rachitiques, les cadavres se décomposent et rien ne nous est épargné. Bien souvent les images se passent de dialogue, laissant la place au froid et à la neige.

Superbe sélection ! Plusieurs sont déjà dans ma PAL ou mes envies, j’en ajoute encore…
J’aime ces moments de rétrospectives, on trouve toujours des idées partout !