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C’est lundi, que lisez-vous ? ( n°6 )

Ce rendez-vous, initié par Malou, est désormais repris par Galleane, qui s’occupe de faire le récap des liens.

On va répondre à ces 3 questions :

  • 1. Qu’ai je lu la semaine passée ?

  • 2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

  • 3. Que vais-je lire ensuite ?

Ma lecture de la semaine passée :

 

La famille York – tome 1  »Cœur Rebelle » de Victoria Dahl :

Finalement, j’ai eu besoin de tout autre chose que ce que j’avais prévu au départ. Une semaine chargée donc j’ai sortie un petit livre, tout frais, parfait pour l’été, où je ne risquais pas de pleurer !

J’ai adorée cette petite lecture ! Bon c’est de la romance, donc pas de secrets, c’est cliché, mais pas tant que ça. Bien que je ne lise que très peu de romance pure et dure, j’ai eu la forte impression que les codes étaient ici revisitées.

L’histoire ce passe dans l’Angleterre de 1847, où une jeune fille de la célèbre famille York, ce voit compromise. Il lui faut donc trouver le plus rapidement un mari, pour éviter tout scandale. Mais entre l’autorité de se voir confier un homme qu’elle n’aime pas, et la curiosité de la sexualité qui commence, la jeune fille ne sait plus où donner de la tête…

Code revisitées, pourquoi ? Parce que Marissa York est une femme avec un caractère bien trempée et une volonté d’indépendance sans bornes, ce qui est à l’époque purement scandaleux et inacceptable pour une famille de la haute bourgeoisie. Sans compter qu’elle ne s’arrête pas là, ne faisant rien comme les autres, elle va aller plus loin que sa condition le lui permet, plus loin que toutes les jeunes filles de son rang. Évidemment, sans une héroïne comme celle-ci l’histoire serait beaucoup moins piquante, mais c’est assez anachronique pour que je le mentionne.

L’histoire en tant que telle est assez prenante, car on suit Marissa dans sa débauche, il faut bien le dire, mais tout en tentant de faire bonne mesure en public. Nous la sentons grandir et évoluée vers une certaine maturité, et avec elle nous explorons une palette assez complète de tous les sentiments amoureux. Va-t-elle finalement accepter son mari ou tout rejeter dans un dernier désir d’indépendance ? Jusqu’à la toute fin nous n’en savons rien, voilà qui change encore de la romance type. Malheureusement, la fin m’a un peu déçue, peut-être est-elle trop simple, pour une héroïne aussi atypique ?

Quoi qu’il en soit, je continuerai avec les prochains tomes. Je ne sais d’ailleurs pas si un tome est consacré à un personnage de la famille York.

Ma prochaine lecture :

 

Quatre filles et un jean – tome 5  »Pour toujours » de Ann Brashares :

Car j’espère avoir plus de temps cette semaine, ce qui n’est pas gagnée !

Mais j’ai très envie de connaître enfin le fin mot de cette saga !!!

A vous désormais ! Que lisez-vous ?

Je tiens à remercier Galleane, qui à très gentiment acceptée que je mette mon lien sur son blog !

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Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary-Ann Shaffer et Annie Barrows (édition 10/18) :

Résumé :

 » 1946, alors que les Britanniques soignent les blessures de guerre, Juilet Ashton, écrivain en manque d’inspiration, entreprend une correspondance avec les membres attachants d’un cercle de Guernesey. De confidences en confidences, la page d’un nouveau roman vient de s’ouvrir pour la jeune femme, peut-être aussi celle d’une nouvelle vie…  »

Mon avis :

Cela fait longtemps que le titre de ce livre m’avait attiré l’œil, mais je n’avais jamais osée franchir le pas en l’achetant et encore moins en le lisant. Cela aurait été une erreur, car j’ai vraiment aimée cette lecture toute en douceur !

Nous sommes en 1946, nous rencontrons Juliet Ashton, le personnage principal, romancière anglaise d’une trentaine d’années, qui a écrit pendant la guerre une chronique  »Izzy Bickerstaff s’en va-t-en guerre », dans un célèbre journal.

Malheureusement, Juliet n’a plus d’inspiration pour un autre livre. Bientôt une lettre d’un habitant de l’île de Guernesey, Dawsey Adams, qui après avoir retrouvé un exemplaire d’un livre de l’auteur Charles Lamb, appartenant à Juliet, lui demande si une librairie londonienne serait à même de lui trouver d’autres titres de l’auteur.

Petit à petit, Juliet découvre l’existence du Cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates de Guernesey, ainsi que ses habitants que ce Cercle a aider à passer les heures les plus noires de la guerre.

Juliet essai au travers des lettres de glaner des informations sur le quotidien de ces insulaires pendant l’Occupation, afin d’en faire un livre. Mais la tâche est ardue, et elle va bientôt avoir envie de quitter Londres pour la paisible et bucolique île Anglo-Normande.

Le point central du livre est donc Juliet, qui effectue des recherches sur l’Occupation des insulaires. Avec elle est développé le monde de l’édition et de la littérature de l’époque ( pendant et après guerre ). Son meilleur ami Sidney est également son éditeur, ce qui favorise ce point de vu. Il y a également quelques références littéraires tels que les sœurs Brontë ou Jane Austen ! Bien que je pensais qu’il y aurait plus de conversation sur la littérature en tant que tel et de références, le monde littéraire est une façon d’entrer en matière et de comprendre au moyen des livres, la personnalité des habitants de l’île et leur ressenti face à l’état d’Occupation. Le Cercle leur a permis de garder un lien humain pendant la guerre, de rester soudés aux heures les plus noires.

Ce que j’ai appréciée dans ce récit est qu’il y a l’interversion de personne réprouvant complètement le Cercle et ses membres. La figure du personnage Allemands est également plus floue. Les points de vu sont donc tous présents, ce qui fournis un texte complet.

Les personnages secondaires sont nombreux, mais ils ont tous une personnalité et un caractère bien à eux, ce qui les dissocie et nous permet de trouver une figure à laquelle s’attacher, peut-être plus qu’aux autres. Il y a Isola, la bergère atypique et loufoque, Dawsey le réservé, Kit la petite fille tendre, ou encore Elizabeth la figure de disparue.

Chacun apporte un récit, une émotion, son intimité et son vécu bien à lui de l’Occupation. Les personnages nous apparaissent alors sous des jours nouveaux, ils se laissent ainsi devinés par leur récit de guerre.

En ce qui concerne la fin, je l’ai trouvée juste. Je ne m’imaginais pas quelque chose de complètement bouleversant, étant donné que la douceur prédomine la lecture de ce roman, même si le contexte est grave, car c’est la fin de la guerre, et que les habitants de l’île comme les autres doivent réapprendre à vivre. Elle arrive a point nommée, bien que je m’en sois doutée depuis un bon moment, nous laissant sur une note de confiance quand à l’avenir de nos personnages. On referme le livre sereins, sachant que nos héros sauront prendre soin les uns des autres…

Le format épistolaire est un très bon choix, selon moi, car les insulaires racontent eux-même leur expérience de la guerre, en utilisant la première personne, on entre vraiment dans leur cœur, et cela est d’autant plus émouvant. Les mots utilisés collent parfaitement à chaque personnalité, la lecture est rythmé car les personnages sont doué d’humour, et que l’on passe d’un personnalité à une autre, d’une histoire à une autre.

Ce roman est loin d’être larmoyant, même si il est émouvant, on se laisse porter par les lettres, d’une à l’autre nous voguons entre les habitants de Guernesey où chacun apporte sa pierre à l’édifice dans l’histoire de l’Occupation. De plus, même si certaines choses sont romancé, j’ai beaucoup appris sur l’île de Guernsey, et la situation de ses habitants pendant l’Occupation.

  • Points positifs : la petite Kit qui est adorable et pas toujours gentille avec les gens, le contexte traitée avec humour et philosophie, la douceur de Juliet, chaque personnages est importants et apporte sa pierre à l’édifice de l’histoire, tous les points de vus sont présents

  • Points négatifs : pas assez de référence littéraire et de discussion sur la littérature à proprement parlée, une fin peut-être prévisible ( c’est vraiment pour trouver un petit quelque chose à redire ) parce que, comme je l’ai dit, je ne vois pas d’autre fin

Extrait :

 » Et, quand je suis en haut des falaises et que je regarde la mer, je ne vois pas les affreux bunkers en ciment et la terre nue, sans arbres, dans mon dos. Ils n’ont pas réussi à saccager la mer.

Cet été, les ajoncs recommenceront à pousser autour des fortifications, et d’ici à l’année prochaine, les vignes vierges les recouvriront peut-être. Je l’espère. J’ai beau détourner le regard, je n’arriverai jamais à oublier comment elles sont arrivées là.

Ce sont les travailleurs de l’organisation Todt qui les ont construites. Vous avez sans doute entendu parler de ces prisonniers que les Allemands traitaient comme des esclaves, dans les camps du continent ; mais saviez vous qu’Hitler en avait envoyé seize mille dans les îles Anglo-Normandes ?

Il nourrissait le rêve fanatique de les fortifier afin que l’Angleterre ne puisse jamais les lui reprendre ! Ses généraux appelaient cela sa «  fièvre des îles « .  » ( p. 166 – 167 )

Les auteurs :

Mary-Ann Sheffer est née en 1934 en Virginie-Occidentale. C’est lors d’un séjour à Londres, en 1976, qu’elle commence à s’intéresser à Guernesey. Sur un coup de tête, elle prends l’avion pour gagner cette petite île oublier où elle reste coincée à cause d’un épais brouillard. Elle se plonge alors dans un ouvrage sur Jersey qu’elle dévore : ainsi naît sa fascination pour les îles Anglo-Normandes.  »Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » est son unique roman, écrit en collaboration avec sa nièce, Annie Barrows, elle-même auteur de livres pour enfants.

Mary-Ann Sheffer est décédée en février 2008, peu de temps après avoir appris que son livre allait être publié et traduits en plusieurs langues.

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Sorties Livresques n°2 ( semaine 33 – du 13 au 19 août 2012 )

Sortie livresque 2eme édition !

J’essaierai toutes les semaines de vous présenter les petites sorties qui font envies, en espérant vous faire baver derrière vos écrans, et compter votre petite monnaie ! =)

Couverture de Grands criminels de l'histoireCouverture de Nous les bêtes traquées

Couverture de Dark MatterCouverture de Les proies - Amélie Sarn

Sortie du 16 août :

Grands criminels de l’histoire de Jacques Expert ( édition L’Express ) :

Qui se souvient du crime du curé d’Uruffe ou de l’affaire de la malle sanglante ? D’une marquise empoisonneuse sous l’Ancien Régime ou de la comtesse hongroise macérant dans le sang des jeunes filles tel un bain de jouvence ? Ces histoires ont traversé les siècles. Ces hommes et ces femmes ont séquestré, violé, tué, à maintes reprises. Pourquoi ont-ils agi de la sorte ? Pourquoi ont-ils été portés par cette barbarie ? Quels que soient leurs origines sociales, leur rang, leur fortune, ce qu ils ont vécu les a conduits sur les chemins de l’Histoire.
Jacques Expert revient sur des grandes affaires criminelles qui ont défrayé la chronique du XVe siècle à nos jours et qui, pour nombres d’entre elles, sont tombées dans l’oubli. En revivant ces épisodes sanglants, nous saurons aussi ce que sont devenus leurs principaux protagonistes.
De la débauche sanguinaire de Gilles de Rais à la jalousie et aux fantasmes de la foule dans l’affaire de « l’auberge rouge », des nounous étrangleuses d’enfants, au serial killer tentant de se venger des abus subis dans son enfance, des infirmières qui s’improvisent anges de la mort jusqu’au « chat » agile et discret qui s’introduit la nuit chez ses victimes… en véritable conteur, Jacques Expert nous fait voyager à travers les plus terribles crimes nés sous le sceau de la folie ou de la cruauté humaine. Plus de cinquante histoires si effroyables que l’on a du mal à admettre qu elles soient vraies. Pourtant, celles qui ont bouleversé le parcours de tous les personnages qui les ont vécues, victimes ou tueurs, fascinent encore.

Nous les bêtes traquées de Caroline De Mulder :
Sur fond d’’intrigue policière dans les milieux hypocrites de la politique et des ONG, une lente descente aux enfers, la relation complexe d’’un avocat humanitaire, escroc des grands mots, flambeur flamboyant, et d’’une femme fragile, fascinée par la puissance de cet homme. La tragédie intime se superpose à celle d’un peuple massacré et réduit au silence, comme la narratrice.
Dark Matter de Michelle Paver ( édition Hachette collection Black Moon ) :
Janvier 1937.
Jack, vingt-huit ans, est pauvre, seul, et veut désespérément changer de vie. Alors lorsqu’on lui offre la possibilité de décrocher un poste en tant que télégraphe durant une expédition dans l’Arctique, il la saisit sans hésiter.
Cinq hommes et huit huskies qui traversent la mer de Barents jusqu’à la Norvège à la lueur du soleil de minuit. Finalement, ils atteignent leur but : une baie inhabitée où ils établissent leur campement, Gruhuken.
Mais l’été dans l’Arctique est bref. Et quand la nuit reprend ses droits sur le territoire, Jack commence à ressentir un étrange malaise. Un par un, ses compagnons sont forcés à quitter le camp. Il doit choisir. Partir ou rester.
Bientôt, il distinguera pour la dernière fois les éclats du soleil, le point de non-retour, lorsque la mer se mettra à geler. Et Gruhuken n’est pas si déserte que ça. Quelque chose rôde dans le noir…

Les proies d’Amélie Sarn ( édition Milan collection Macadam ) :
Tout commence comme un roman pour ados : X trompe Y avec Z, on se déteste, on se court après, on râle contre ses profs, ses parents… Mais très vite le roman bascule. Car non loin de ce quotidien banal d’ado ont lieu d’étranges expériences. Dans une prison a priori comme les autres, certains détenus subissent de mystérieuses transfusions, tout cela en échange d’une remise de peine. Le genre d’essais qui peut tourner très mal. Un de ces détenus-cobayes s’évade. Et il est porteur du chaos…

Sortie du 17 août :

Couverture de Personal Demons, Tome 2 : Péché OriginelCouverture de Le Dernier Jardin, Tome 2 : Fugitive

Couverture de New Victoria, Tome 1 : New Victoria

Personel Demons tome 2 – Péché Originel de Lisa Desrochers ( édition Castelmore ) :

Luc n’avait connu que l’Enfer. Grâce au pouvoir de Frannie, il découvre désormais une nouvelle vie… il est devenu humain ! Mais déserter le camp du grand Lucifer ne va pas sans conséquences. Les démons, qui étaient les alliés de Luc dans sa précédente existence, sont devenus ses pires ennemis… et ils ne reculeront devant aucun sacrifice pour atteindre Frannie et s’approprier son don ! Heureusement, Gabriel veille… mais un ange suffira-t-il à les protéger de la colère de l’Enfer ?

Le Dernier Jardin tome 2 – Fugitive de Lauren DeStefano ( édition Castelmore ) :

Rhine et Gabriel se sont échappés du manoir, mais ils restent en danger. A l’extérieur, ils trouvent un monde encore plus inquiétant que celui qu’ils ont laissé derrière eux. Déterminés à aller à Manhattan et retrouver la frere jumeau de Rhine, Rowan, tout deux veulent toujours aller plus loin, parmi les menaces il y a celle d’être capturée à nouveaux… ou peut être pire encore.
La route qu’ils ont pris sera long et périlleuse… Et dans un monde où les femmes ne vivent seulement que jusqu’à l’âge de 20 ans et les hommes que 25 ans, le temps est précieux. Dans une suite déchirante, Rhine doit décider si la liberté est le pire prix à payer maintenant qu’elle a le plus à perdre.

New Victoria tome 1  de Lia Habel ( édition Castelmore ) :
L’amour est immortel. L’amour ignore les frontières, dit-on. Et celle entre la vie et la mort ? Bienvenue à New Victoria, le dernier refuge d’une humanité éreintée par les guerres. Les jeunes filles de bonne famille y ont un destin tout tracé : épouser un membre de la haute société et collectionner les robes de bal. Nora n’a jamais aimé se plier aux règles, surtout depuis la mort de son père, l’éminent docteur Dearly. Mais rien, dans sa délicate éducation victorienne, ne l’a préparée à un violent kidnapping, ni à survivre dans le camp d’une faction rebelle. Avec l’aide d’un séduisant soldat, elle devra pourtant surmonter ses craintes et ses préjugés pour comprendre la nature du véritable danger qui menace les vivants… comme les morts !
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C’est lundi, que lisez-vous ? ( n°5 )

Ce rendez-vous, initié par Malou, est désormais repris par Galleane, qui s’occupe de faire le récap des liens.

On va répondre à ces 3 questions :

  • 1. Qu’ai je lu la semaine passée ?

  • 2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

  • 3. Que vais-je lire ensuite ?

Mes lectures de la semaine passée :

 

 »Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » de Mary-Ann Shaffer et Annie Barrows :

J’ai adorée cette lecture !

Dans la deuxième partie du livre c’est le récit de l’attachement de Juliet avec les habitants de Guernesey qui nous est contés. Les lettres retranscrivent parfaitement cette ambiance, et c’est un bon choix que ce format épistolaire. De plus l’écriture est douce, comme je l’ai déjà dit, on se laisse portée par cette histoire. Mais à certains moments l’intrigue s’accélère un peu, notamment aux récits de guerre.

En ce qui concerne la fin, je l’ai trouvée juste. Je ne m’imaginais pas quelque chose de complètement bouleversant, étant donné que la douceur prédomine la lecture de ce roman, même si le contexte est grave, car c’est la fin de la guerre, et que les habitants de l’île comme les autres doivent réapprendre à vivre. Elle arrive a point nommée, bien que je m’en sois doutée depuis un bon moment, nous laissant sur une note de confiance quand à l’avenir de nos personnages. On referme le livre sereins, sachant que nos héros sauront prendre soin les uns des autres…

 »Serum » saison 1 – épisode 1 de Henri Lovenbruck et Fabrice Mazza :

Je suis tout d’abord allée sur le site afin de pouvoir écouter les musiques mis à notre disposition pendant la lecture. Étant donné que j’aime être au calme pour lire, ce n’était pas gagné ! Mais ce sont des musiques classiques, sans paroles, qui se marient à la perfection avec les mots sous nos yeux, si bien que j’ai adorée ce principe !

Les événements, dès les premières pages, nous plongent la tête la première dans ce monde, et les phrases courtes aux moments de l’action, nous font l’effet d’une vraie série TV, les images nous viennent en tête comme devant un écran. Les auteurs ne vont pas par quatre chemins pour dire les choses et cela rends les scènes plus crues. Néanmoins, on prends le temps de décrire la vie et le caractère des personnages, ce qui fait qu’on commence à s’attacher à eux, et à vouloir connaître les tenants et aboutissants de l’histoire. De plus la fin nous laisse avec tellement de questions, même si pour une chose mon intuition s’est avérée exacte, que je veux savoir comment tous les événements ont pu arriver jusqu’à cette extrémité ! ( heureusement que j’ai le tome 2 dans ma PAL )

Ma prochaine lecture :

 

Quatre filles et un jean – tome 5  »Pour toujours » de Ann Brashares :

Car j’ai très envie, après avoir relu les quatre premiers tomes, de connaître enfin l’avenir adulte des filles. De plus à ce qu’il paraît, l’auteur chamboule vraiment la vie de nos quatre héroïnes, et adopte des rebondissements inattendus.

A vous désormais ! Que lisez-vous ?

Je tiens à remercier Galleane, qui à très gentiment acceptée que je mette mon lien sur son blog !

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Quatre filles et un jean tome 4 – Le dernier été de Ann Brashares (édition Gallimard Jeunesse)

Résumé :

Après leur première année loin de chez elles, à l’université, Carmen, Tibby, Bridget et Lena ont chacune des projets différents pour l’été :

Carmen participe à un festival de théâtre. Persuadée de n’être bonne qu’à s’occuper des décors, elle est la première surprise lorsqu’elle se fait repérer pour ses talents d’actrice. Mais Julia, sa nouvelle amie, semble tout à coup bien distante…

Tibby reste au campus à New-York pour suivre un séminaire d’écriture de scénarios et file le parfait amour avec Brian, jusqu’à ce que… tout se complique.

Bridget part en Turquie sur un chantier de fouilles archéologiques. Elle tombe sous le charme de Peter, trente ans, marié, père de famille…

Lena suit un atelier de dessin en compagnie d’un élève particulièrement doué et plutôt beau garçon, Léo, qui pourrait bien lui faire oublier Kostos…

Ce dernier volet laisse les quatre filles au seuil de leur vie d’adulte. C’est l’heure des grandes questions et, parfois, des déceptions. Mais une chose est sûre : avec ou sans le jean, leur amitié restera éternellement dans le bleu.

 

Mon avis :

( attention risques de spoilers ! )

Me voilà donc lancée dans le dernier tome de la saga où les filles quittent vraiment l’adolescence, pour entrer dans le monde adulte.

Carmen est celle qui entre le tome 3 et ce tome-ci, a une évolution spectaculaire ! C’était une fille qui ne se laissait pas marcher sur les pieds et qui ne pratiquais pas la langue de bois. Elle était sûre de l’amitié de ses trois amies, elle fonçait donc dans la vie, en réfléchissant après à ses actes commis. Désormais, elle se cache sous d’immense sweat-shirt, afin que ses kilos en trop ne se voient pas, et elle fait tout pour que personne ne l’a remarque, allant même jusqu’à éviter ses trois meilleures amies.

Elle travaille sur les décors d’une pièce de théâtre, sur son campus, et quand Julia, la comédienne en herbe la plus en vue, lui demande de l’accompagner à un stage de théâtre, elle voit là une occasion de plus d’éviter de justifier à ses amies les changements survenues dans sa manière d’être. Mais bientôt, c’est le talent d’actrice de Carmen qui est repérée, sa fraîcheur contrairement au jeu trop travaillé de Julia, lui vaux une place dans la plus grande pièce du stage.

Mais Carmen va découvrir que ce n’est pas les valeurs profondes de l’amitié qui motive Julia. Elle va se rendre compte qu’elle n’est plus la fille qu’elle est réellement, que cette année de fac la éloignée des gens qu’elle aime, et qu’elle n’a rien fait pour que cela change. En traversant cette crise existentielle elle va se retrouver elle-même et déceler qui elle veut être vraiment. Une personne qui a droit à sa place, qui a une voix à faire entendre.

Tibby, elle, franchit une nouvelle étape, mais malheureusement tout ne ce passe pas comme dans un rêve et la réalité la rattrape bien rapidement. A mon sens, elle réagit parfois brutalement et au lieux de prendre l’affection de ses proches, elle la rejette pour ce sentir seule. Ici c’est Brian qui en fait les frais. Lui qui supporte les crises de Tibby en silence, va cette fois-ci faire entendre ce qu’il à dire. J’ai aimée cette facette de ce personnage auquel j’ai appris à m’attacher aux fils des tomes, même si il est peu présent. Sa connaissance à profondément changée Tibby, qui prends confiance en elle, parfois trop. Elle va d’ailleurs se rendre compte que c’est la communication qui évite bien souvent les problèmes.

Lena va devoir faire face à sa timidité afin de se plonger totalement dans la vie d’artiste décalée. C’est au contact de Léo qu’elle va prendre de l’assurance et comprendre bien des choses sur sa vie et sa manière de fonctionner. Notamment en ce qui concerne Kostos. C’est en s’écoutant qu’elle va comprendre que sa tête et son cœur peuvent parfois s’entendre. J’ai sentis une grande part de sagesse et de paix intérieur chez elle à la fin du tome.

Et enfin Bridget, partie sur un site de fouille archéologiques, va comprendre que ses actions peuvent avoir des conséquences sur des personnes inconnues. En réfléchissant sur l’état de mortel des êtres, elle va se surprendre à avoir envie de renouer avec sa famille.

La fin du tome n’est pas un adieu, mais plutôt le commencement d’une nouvelle page dans la vie des quatre filles. Elles ont beaucoup mûris durant toute la saga, d’ailleurs certains sujets sont désormais abordés un peu plus en profondeur, tels que l’alcool ou la découverte du plaisir charnelle, qui dans les tomes précédents étaient passés sous silence, ou évoqués indirectement.

Le style de l’auteur est en total adéquation avec l’âge des héroïnes, et mûris en même temps qu’elles pour coller au mieux a la personnalité de l’adolescence. Les émotions sont décuplés, et l’auteur sait nous les faire partager.

Cette saga est très réaliste et traite des problèmes qui arrivent réellement aux adolescents, sans pour autant être moralisateur, mais en ayant une fonction de compréhension. Les parents y ont également leur places, et je pense que même les adultes s’y retrouveront.

Je suis nostalgique de quitter ces quatre filles ( encore ), mais aux fils des tomes, j’ai redécouvert les émois de l’adolescence, j’ai grandis avec cette saga, et les deux derniers tomes explorent vraiment ce qui m’effraie en ce qui concerne l’avenir proche.

  • Points positifs : les règles du jean  »magique » en début de roman, une certaine nostalgie habite tout le récit, la fin explore les valeurs de l’amitié, les personnages ont vraiment évolués tout le long de la saga y compris les personnages secondaires

Extrait :

 » – Il me semble que j’ai compris… On n’habite plus à Bethesda, on n’est plus au lycée. On ne vit plus chez nos parents et on n’a pas encore de chez-nous. C’est là que nous avons grandi, que nous avons passé du temps ensemble, mais ce ne sont que des lieux, des époques, ce n’est pas nous. Si on s’imagine que nous quatre, c’est lié à un endroit ou à un moment précis, c’est fichu, car le temps passe et les lieux changent. Nous quatre, ce n’est ni un moment ni un lieu. […] Nous quatre, c’est partout.  » ( p. 400 )

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Les chroniques de MacKayla Lane tome 1 – Fièvre Noire (édition J’ai Lu)

Résumé :

 » Ma philosophie tient en quelques mots : si personne n’essaie de me tuer, c’est une bonne journée. Autant vous le dire, ça ne va pas très fort, depuis quelque temps. Depuis la chute des murs qui séparaient les hommes des faës. Pour moi, un bon faë est un faë mort. Seulement, les faës Seelie sont moins dangereux que les Unseelie. Ils ne nous abattent pas à vue. Ils préfèrent nous garder pour… le sexe.

Au fait, je m’appelle MacKayla Lane. Mac pour les intimes. Je suis une sidhe-seer.

La bonne nouvelle : nous sommes nombreux.

La mauvaise : nous sommes les derniers rempart contre le chaos.  »

Mon avis :

( attention risques de spoilers ! )

J’avais envie depuis très longtemps de me plonger dans cette saga, que je croisais partout sur la blogo. Je me suis laissée le temps de bien baver devant les couverture, et les chroniques encensant Barrons, avant de craquer =)

Le prologue nous plonge tout de suite au cœur d’une profusion de nouveaux termes, tels que sidhe-seer, faës, Seelie et Unseelie… Je me suis sentie un peu perdue aux milieux de tout cela, j’ai donc d’abord lu l’index afin de me donner quelques pistes.

Ensuite, l’histoire reprends un an plus tôt, lorsque MacKayla Lane mène encore une vie paisible, dans le sud de la Géorgie, chez ses parents, où elle bronze et officie en tant que barmaid. Jusqu’au jour où elle apprends que sa sœur, Alina, a été assassinée à Dublin où elle faisait ses études.

Lorsque la police ferme le dossier, s’en ai trop pour Mac, qui part à Dublin pour retrouver elle-même son assassin et ainsi venger sa sœur. Mais tout ce complique lorsqu’elle comprends qu’elle n’est pas celle qu’elle pensait être depuis sa naissance… Accompagnée de Jericho Barrons elle va découvrir les importants enjeux qui se trame dans les coins les plus reculés de Dublin, et qui vont prendre de l’ampleur si elle n’arrête pas très vite la menace qui tente de prendre possession du monde.

Au début, et pendant une bonne partie de ce premier tome, Mac nous est présentée comme le stéréotype de la jolie blonde superficielle, mais plus nous la voyons évoluer, la narration à la première personne aidant, elle est beaucoup plus intelligente qu’elle n’y paraît. Elle va découvrir qui elle est réellement, ou plus exactement une partie de ce qu’elle est, et ainsi devenir plus responsable. Le poids sur ses épaules : sa vie de sidhe-seer et la mort de sa sœur, la rende plus mature, ainsi que le contact du froid Barrons.

Elle est quelque peu bloquée dans ses recherches sur le meurtrier d’Alina, car Barrons en sait plus que ce qu’il ne veut bien lui dire, et elle ne sait pas si elle peut lui faire confiance ou non. D’ailleurs, tout le long de l’histoire nous voguons entre le sentiment que Barrons aide et utilise à la fois Mac, pour son profit personnel.

Concernant Barrons, on ne sait presque rien de lui. C’est terriblement frustrant car apparemment, sa véritable nature n’est révélé que dans le cinquième et dernier tome. Puisque c’est un des personnages principaux, avec Mac, cela permet de conserver une grande part de mystère concernant la mythologie mise en place par l’auteur. On découvre seulement que c’est un être atypique, qui se balade avec des vêtements d’un autre temps et un langage pour le moins pompeux. Mais qu’est-ce qu’il est charmant ! Il semble avoir un carnet d’adresse bien remplis de créatures imaginaires et peu engageantes, mais en fait-il vraiment partis ?

A propos de mythologie, celle-ci nous sera expliquée tout au long du roman au moyen du journal de Mac, et des nombreuses mises en garde de Barrons. Les bases de cet univers sont originales, ayant parfois une prise sur notre histoire religieuse. Le monde où va désormais évoluer Mac est particulièrement intéressant car il s’agit de créatures plus développées que dans d’autres histoires.

Par contre, je trouve que la rencontre de Mac avec Barrons est peu trop simple. Elle tombe par hasard sur sa librairie, et le propriétaire s’avère lui être d’une aide précieuse pour la suite de son aventure à Dublin. Ce qui découle que Barrons va l’emmener rendre de petites visites de courtoisie à trois des personnages non-humains, les plus influençant de la ville, en quête également du sinsar-duhb, afin d’utiliser les précieux dons de Mac. Toute cette cavalcade coupe un peu le récit, même si c’est une partie importante pour Mac la sidhe-seer, il me semble qu’avant la fin, tout est plus ou moins facile à régler.

Il est important de noter également qu’il n’y a pas une profusion de personnages à en perdre la tête, ce qui n’est pas le cas de certaines saga Bit-lit. Les nouveaux personnages secondaires, tels que les méchants que Mac et Barrons côtoient, sont présentés rapidement mais totalement : la description est très dynamique, retraçant le caractère du personnage en fonction de ses actions, tout en contant son passé.

L’écriture de Karen Marie Moning est particulièrement fluide et dynamique. Les personnages ont tous de forts caractères atypiques, ce qui aide. Ce que j’ai énormément appréciée c’est l’humour, qui est très présent, malgré une intrigue sombre. Je pense que sans ce point, le tome perd de son attrait, car l’aspect humoristique permet de relativiser.

Même si ce tome présente essentiellement les bases de la mythologie, et que l’enquête de Mac n’avance pas beaucoup, nous avons suffisamment de mystères pour avoir envie de nous plonger dans la suite. Qui, ont le sait, sera plus prenante car nous allons voir évoluer Mac et ses nouvelles facultés, et peut-être enfin en apprendre plus sur ce mystérieux et sombre Barrons…

En conclusion, j’ai vraiment adorée ce premier tome, même si il n’est pas parfait, on passe très facilement outre ses quelques petits bémols. Je me suis prise d’amitié pour Mac, j’ai eu envie plus d’une fois de l’aider et surtout de côtoyer Barrons, il faut l’avouer ^^.

La mythologie est innovante, et je suis vraiment curieuse de connaître les nombreuses péripéties qui ne manqueront pas d’arriver. De plus, ce premier tome, ne rends pas compte de la série, et la suite est encore plus fabuleuse, à ce qu’il paraît. Pour ceux qui pensent que ce n’est qu’une série parmi la vague de ce genre, je les détrompe, je peux vous assurer que vous n’aurez jamais rencontrée de Seelie – Unseelie, de sidhe-seer et encore moins de Barrons =)

  • Points positifs : une mythologie original et innovante, avec des prises sur l’histoire religieuse très intéressante, index à la fin qui aide pour le début de la lecture même si les termes sont expliqués au fur et à mesure par Mac dans son journal, l’humour, Barrons !!!

  • Points négatifs : certaines longueurs sur les actions de la vie quotidienne ou les vêtements de l’héroïne, des tournures de phrases qui reviennent un peu trop souvent, découverte des bonnes personnes un peu trop facilement, les obstacles se règlent sans anicroches

Extrait :

 » La situation en Faery est préoccupante, sidhe-seer, et à ce qu’il me semble, cela ne va guère mieux dans ton univers. Un certain nombre d’Unseelie des basses castes ont commencé à s’échapper de la prison où ils sont retenus depuis la nuit des temps. Malgré nos efforts pour localiser le point faible dans la trame dont nos mondes sont tissés, nous n’avons pas réussi à comprendre par où ils se sauvent.  » ( p. 221 )

L’auteur :

Karen Marie Moning est diplômée en droit. Ses romans ont été nominés à trois reprises pour les prestigieuses RITA Awards et The highlander’s touch a été élu en 2001 Meilleur roman d’amour paranormal. Son tout premier roman, Beyond the Highland mist, a reçu le prix Romantic Times du Meilleur Time-travel historique.

Tous les romans de Karen Marie Moning mettent en scène de séduisants highlanders, elle est d’ailleurs fan de la série télé du même nom. Ses intrigues utilisent sans modération la magie, les héros sont victimes de puissants enchantements ou sont eux-mêmes magiciens et lancent des sorts qui peuvent être lourds de conséquences.

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Sortie Livresque n°1 ( semaine 32 – du 06 au 12 août 2012 )

Voici le premier numéro de Sortie Livresque :

J’essaierai toutes les semaines de vous présenter les petites sorties qui font envies, en espérant vous faire baver derrière vos écrans, et compter votre petite monnaie ! =)

Portrait d’un Marshal de Lissa Price ( édition Robert Laffont collection R ) :

Les Enders sont-ils tous mauvais ? Pas vraiment… Alors pas d’hésitation, glissez-vous dans la peau de l’un d’entre eux avec Portrait d’un Marshal, une nouvelle inédite de Lissa Price, exclusivement en numérique !

Sortie le 06 août 2012

Partenaires de sang tome 1 – Eveillée de Maria Amini ( édition Valentina ) :

« Ma soif enfin apaisée, je m’écartai de son cadavre et observai mon reflet dans l’eau. Mes yeux étaient d’un noir d’encre et des veines noires étaient apparues sur mon visage et mes bras. »

Victoria, 16 ans, se voit obligée de quitter sa famille adoptive pour retrouver ses parents biologiques afin de s’éveiller à sa véritable nature. La nourriture humaine n’a plus de goût, seul le sang l’attire irrésistiblement.

Alors que le monde des vampires s’ouvre à elle, elle se trouve confrontée à un terrible fléau qui touche les animaux et met en danger la population.

Tout comme Victoria, découvrez les nouvelles règles du vampirisme. Celles des Partenaires de Sang.

Sortie le 06 août 2012.

Désolation : le dernier vampire de Jean Vigne ( édition Du Petit Caveau ) :

Question choix malvenus, j’en connais un rayon. Je pourrais vous parler de ce caillou tombé sur terre en juin 2067, et qui éradiqua une bonne partie de l’humanité. Plutôt une bonne chose… Je pourrais vous raconter mon aventure avec Laurence, une vampire rousse dont la beauté n’égale que la cruauté. Pas mal… Et pourquoi pas de Solange Lemère, biochimiste et initiatrice d’une hérésie : l’immortalité pour l’Homme… Là, ça se gâte… Et que dire de l’extinction de mes sœurs et frères vampires, empoisonnés par l’invention de Solange… De quoi me mettre les nerfs. De quoi me mettre en chasse. De quoi me retrouver dans une belle merde. Question choix malvenus, j’en connais un rayon… et ce n’est qu’un début.
Sortie le 06 août 2012.
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C’est lundi, que lisez-vous ? ( n°4 )

Ce rendez-vous, initié par Malou, est désormais repris par Galleane, qui s’occupe de faire le récap des liens.

On va répondre à ces 3 questions :

  • 1. Qu’ai je lu la semaine passée ?

  • 2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

  • 3. Que vais-je lire ensuite ?

Ma lecture de la semaine passée :

 

Quatre filles et un jean tome 4  »Le dernier été » de Ann Brashares :

Lors de la première lecture de cette saga, ce tome ci était le dernier. J’ai éprouvée beaucoup de nostalgie à me replonger dedans, puisque c’est le dernier été où les filles sont de jeunes adultes. De plus leur été révèle à chacune une part d’elle même qu’elles ont améliorées au cours de ses quatre dernières années. Ce tome ci est plus mature, ont sent qu’elle ont grandis et appris des choses sur la vie. Finalement, comme le dis Carmen à la fin du roman :  »Nous quatre, ce n’est ni un moment ni un lieu. Nous quatre, c’est partout. » car elles ont compris qu’elles seraient toujours réunis, où qu’elles soient, quoi qu’elles fassent.

Ma lecture en cours :

 »Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » de Mary-Ann Shaffer et Annie Barrows :

Je suis à la moitié du livre, et j’apprécie énormément ma lecture ! Les personnage secondaires apportent tous quelques chose de leur intimité de la guerre à l’histoire. Tous les points de vue y sont décrits, puisqu’il y a l’introduction de lettres d’une personne réprouvant complètement la création de ce Cercle littéraire. Juliet, le personnage principal, est très douce et douée de compassion et avec elle est développée le monde de l’édition et de la littérature de l’époque ( pendant et après guerre ). Chose que je trouve très intéressante, avec de nombreuses références célèbres mais pas que. Le personnage Allemand, est plus travaillée qu’il n’y paraît, les contrastes sont plus flous.

J’ai lu plusieurs avis révélant que la fin est un peu trop simple : affaire à suivre. C’est ma seule crainte concernant la suite puisque je n’ai pas d’attente particulière. On se laisse portée par l’histoire, et chaque lettre est dotée d’une information nouvelle sur les conditions de vie des habitants de cette petite île.

Ma prochaine lecture :

 »Serum » saison 1 – épisode 1 de Henri Lovenbruck et Fabrice Mazza :

Je dois avouer que lors de sa sortie, cette saga ne me tentais pas. Le format type série TV me faisait peur, et donc l’histoire ne pouvait qu’être décousue. Mais depuis, les innombrables avis et lectures de la quatrième m’ont fait peu à peu m’intéresser à cette histoire qui promet d’offrir un suspense haletant.

A vous désormais ! Que lisez-vous ?

Je tiens à remercier Galleane, qui à très gentiment acceptée que je mette mon lien sur son blog !

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Quatre filles et un jean tome 3 – Le troisième été de Ann Brashares (édition Gallimard Jeunesse)

Résumé :

 » Rien ne sera plus comme avant. A la fin des vacances, Carmen, Tibby, Bridget et Lena devront se séparer, se rendre chacune dans une université différente. Plus que jamais, elles se raccrochent au symbole de leur amitié : le jean magique, témoin de leurs vies, témoin de ce troisième été qui s’annonce décisif…

Carmen voit s’effondrer ses belles certitudes. Après avoir découvert que sa mère lui cachait un incroyable secret, un charmant jeune homme lui fait prendre conscience qu’une jeune fille aimable et généreuse sommeil peut-être en elle…

Tibby se pose plus de questions que jamais. Sa petite sœur a frôlé la mort et elle se sent responsable de cet accident. Alors que la vie lui tend les bras, Tibby résiste au bonheur qui s’offre à elle…

Bridget pense avoir chassé ses vieux démons. Monitrice dans un camp sportif, elle est loin de se douter qu’elle y retrouvera le garçon qu’elle avait rencontré deux ans plus tôt : ses vieux démons…

Lena s’interroge sur son avenir. Son père ne comprend pas ses choix et tente de la faire renoncer à ses projets. Cet été sera pour elle une occasion unique d’affirmer sa véritable personnalité…

Plus émouvantes et drôles que jamais, les quatre filles nous entraînent une fois encore dans le tourbillon de la vie, une vie qui n’épargne personne, mais qui donne tant à ceux qui l’aiment…

Mon avis :

( attention risques de spoilers ! )

Hop là ! Me revoilà partie pour une relecture de ce troisième tome, afin de me plonger en toute connaissance des événements, dans le cinquième et dernier livre de cette saga.

Cela fait désormais trois ans que les quatre filles ont découvert le  »jean magique » dans le placard de Carmen et que leurs étés se passent éloignés les unes des autres, géographiquement certes, mais elles sont toujours présentes pour leurs amies.

Tibby est celle qui à le plus de mal à grandir, elle a peur que par leur changement de vie à l’université, elles ne s’éloignent. Mais lorsque sa petite sœur à un accident, elle se sent si coupable qu’elle est obligée de faire une rétrospective sur elle-même, afin d’aller de l’avant en affrontant ses peurs les yeux dans les yeux. Elle impose, comme souvent son rythme à Brian, en ne lui accordant au final, que peu de crédit. Elle ne sait pas réellement ce qu’elle veut, et ainsi fait des aller-retour sur ses choix.

Carmen doit faire face à l’arrivée d’un nouvel habitant au sein de sa famille. Elle qui pensait laisser un vide en partant à l’université, en vient à redouter ce moment, parce qu’elle pense que ses proches n’attendent que cela pour combler sa place. Elle va comprendre que les liens familiaux sont plus forts que la distance, par la rencontre avec Will, un jeune bénévole de l’hôpital. Celui-ci mais également Valia, la grand-mère Grec de Lena, vont tout deux apprendre à Carmen à écouter son cœur.

Bridget, monitrice dans le camp qui l’a accueillis deux ans auparavant, se voit obligée de passer l’été en compagnie d’Eric, le jeune homme qui l’avait brisée. Elle va tout d’abord se forcer à ne penser que stratégie et match, avant de comprendre qu’elle doit briser la glace. Ses sentiments sont mis à rude épreuve, lorsqu’elle apprends qu’Eric à une petite amie. Malgré tout, entre eux va se nouer une amitié bientôt plus ambiguë qu’elle ne l’aurait voulu. Nous constatons que Bridget a fait du chemin depuis le premier été, où elle fonçait tête baissée, là, elle prends le temps de réfléchir.

Et enfin Lena, doit prouver à son père qu’elle est faite pour le dessin. Il ne veut pas financer ses frais de scolarité dans l’école d’art de Rhode Island, car pour lui ce domaine ne peut fournir de  »vrai » métier. Ce que j’apprécie dans cette histoire, c’est que la peur des parents de voir leur enfant grandir, de les voir aller dans une voix qui leurs semblent trop grande, est développé avec le personnage du père de Lena. Car oui, les filles ont peur, mais les parents aussi, et ceci est également un point important à souligner ! De plus, par le fait que Lena doit montrer sa motivation, elle va devoir aller au fond des choses, et comprendre ce qu’elle veut vraiment.

Les préoccupations des quatre filles ont évoluées, elles se posent des questions sur elles-mêmes, sur leurs vies, leurs attentes. Elles foncent vers le monde adulte toujours en gardant une âme d’adolescente, et c’est cela qui les rendent proches de nous.

Le tome est peut-être un peu plus intimiste, afin d’entrer parfaitement dans l’esprit des héroïnes, qui veulent se sentir le plus proche possible de leur vie actuelle, avant d’entrer à l’université. L’écriture s’en ressent donc, notamment avec le dernier chapitre et surtout l’épilogue où l’une des quatre filles prends la parole. Une nostalgie particulière s’en dégage puisque s’est la dernière fois où elles sont ensemble avant le grand saut dans l’inconnu.

  • Points positifs : les règles du  »jean magique », l’évolution réaliste des personnages ainsi que les personnages secondaires

Extrait :

 » Elle pensait avoir tiré une leçon de l’accident de Katherine. Une leçon qui disait : «  N’ouvre pas, ne grimpe pas, n’essaie pas et tu ne tomberas pas « . Mais ce n’était pas ça du tout ! Elle avait tout compris de travers !

Du haut de ses trois ans, la petite Katherine lui enseignait exactement l’inverse : «  Essaie, tends la main, désire, tu risques de tomber mais, même si tu tombes, tu t’en remettras. «

Remuant ses pieds sous les couvertures, Tibby réalisa qu’une autre leçon encore en découlait : «  Si tu n’essaies jamais, bien sûr tu ne risques rien, mais autant être morte. «   » ( p. 240 )

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Quatre filles et un jean tome 2 – Le deuxième été de Ann Brashares (édition Gallimard Jeunesse)

Résumé :

 » Les vacances approchent. Carmes, Tibby, Bridget et Lena s’apprêtent à ressortir le jean magique, symbole de leur amitié et témoin de leurs aventures. Cette année, l’été s’annonce cependant bien différent…

Carmen reste à Washington avec sa mère : crises et turbulences en perspective…

Tibby part suivre un stage de cinéma en Virginie mais, même derrière la caméra, ses souvenirs vont la rattraper.

Bridget, qui traverse une crise existentielle, décide de se réconcilier avec son passé en rendant une visite surprise à sa grand-mère.

Lena, dont le cœur n’est jamais vraiment revenu de Grèce, va percer des secrets de famille insoupçonnés.

De surprises en émotions, de rires en larmes, les quatre filles vont une nouvelle fois faire l’expérience de la vie et l’affronter avec courage, humour et détermination.  »

Mon avis :

( attention risques de spoilers ! )

Nous retrouvons donc les quatre filles un an plus tard, au début de leur vacances d’été.

Carmen reste à Bethesda, et après avoir acceptée les nouveaux projets de vie de son père ainsi que de sa belle-famille, elle doit désormais compter sur une nouvelle donnée dans l’équation qu’est la vie de sa mère. Une nouvelle épreuve pour elle, qui ne sait pas se taire et essaie par la suite de tout faire pour réparer ce qu’elle aurait pu éviter. Son caractère de cochon, elle le reconnaît et cela l’a rend attachante, car c’est un défaut comme nous en avons tous un, qui nous colle aux baquettes.

Tibby, quand à elle part faire un stage de cinéma, mais même loin de Bethesda le souvenir de Bailey est encore bien présent. Ce dernier point donne de la force à Tibby, qui devient meilleur pour faire honneur à son amie. Avec elle, Brian prends plus de profondeur et j’ai pris plaisir à le découvrir plus, surtout à travers le regard parfois tranchant de Tibby, mais si touchant, qu’elle ne se rends pas compte de tout ce qu’il représente pour elle. Avec ce personnage est développé l’importance de l’aspect physique chez les adolescents, ainsi que les préjugés.

Lena traverse une période de flou, où ses sentiments et sa raison se battent en duel pour lui donner des réponses encore plus abstraites et contradictoires. C’est auprès de sa mère qu’elle va trouver ce qu’il est raisonnable de faire. Celle-ci a travers son passé, lui montre quels sont les bons choix.

Bridget, tente de se retrouver et de savoir qui elle veut devenir vraiment, en partant à la recherche de ses racines, chez sa grand-mère maternelle. Elle nous prouve que l’héritage même si il ne se voit pas, est toujours présent. Il est difficile de se défaire de sa famille, car pour se comprendre il faut connaître son lignage. Avec elle, nous en apprenons donc plus sur le passé de sa mère et ainsi sur le présent de Bridget, ce qui donne un nouveau souffle à l’histoire.

Elles ont toutes les quatre bien changées, mais restent authentiques et fidèles a leurs amies. Nous assistons à leur évolution, entre échecs et réussites, qui façonnent leurs personnalités de futures adultes. Tout cela au travers de situations réalistes, qui font que l’on s’attache particulièrement à ces quatre filles, qui peuvent beaucoup nous ressembler.

L’histoire est parfaitement dans la continuité du premier tome, avec les conséquences de ce qui c’est passé l’été précédant, mais également durant l’année. Concernant ce dernier point, l’auteur, au détour de petites phrases nous conte les événements que nous avons manqués, sans jamais traîner en longueur et cela s’insère précisément là où nous en avons besoin. Les personnages secondaires tels que Brian et les mères des quatre filles prennent de l’ampleur. J’ai aimée comprendre ses protagonistes qui ont chacun à leur façon une incidence sur la vie des héroïnes.

Je prends toujours autant de plaisir à redécouvrir cette saga, qui me fait passer un jolie été, même si le soleil n’est pas forcément au rendez-vous. C’est le genre de livre qui, dès que vous le lisez, vous apporte réconfort, douceur et vous prouve qu’il y a toujours une solution quelque part, que même contre la fatalité il faut relever la tête et se battre pour ce que l’on veut faire de sa vie.

  • Points positifs : le rappel des règles du  »jean magique » en début de roman, personnages  plus profonds, développement des personnages secondaires, intrigues du quotidien et partage de valeurs

Extraits :

 » Ils ne parlaient pas. Au rythme de sa respiration, elle savait qu’il ne dormait pas encore. Elle avait la gorge serrée.

Au début, quand elle l’avait connu, il y avait de longs moments de silence complet entre eux. Parfois, Brian parlait de Bailey. C’était toujours très dur pour Tibby. Finalement, elle lui avait demandé d’arrêter. Elle avait dit que, lorsqu’ils seraient ensemble et qu’ils se tairaient, ils sauraient tous les deux à qui ils pensaient.

Ce soir-là, dans cette petite chambre de campus, ils savaient tous les deux à quoi ils pensaient.  » ( p. 106 )

 » Elle se demanda comment elle aurait expliqué tout ça à Kostos si elle lui avait encore écrit de longues lettres, comme avant. Si ça se trouve, c’était juste le temps qui passait qui la rendait triste. Si ça se trouve, c’était la vie, c’était normal d’avoir le cœur lourd, parfois…  » ( p. 154 )

 » Il y a deux tragédies dans la vie. L’une est de voir ses désirs insatisfaits, l’autre de les voir satisfaits.  » George Bernard Shaw ( p. 253 )

 » Tibby adorait cette photo, mais c’était tellement dur de la regarder… Elle aurait été tentée de la glisser bien à plat entre deux livres, tout en haut de sa bibliothèque, et de ne plus y toucher. Mais elle se promit de ne jamais faire ça. Elle se promit de toujours l’afficher dans sa chambre, où qu’elle soit. Parce que Bailey avait compris ce qui était important dans la vie. Et, quand Tibby la regardait, elle était obligée de regarder la réalité en face.  » ( p. 351 )

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Bilan du mois de Juillet 2012

Voilà nous sommes déjà le 31 du mois, que le temps passe vite ! Il est donc l’heure de faire les comptes :

J’ai lu ce mois-ci 5 livres soit un total de 1989 pages lues !

Petit mois mais que de bonnes lectures !!! La découverte d’un auteur qui m’a donné la frousse, la relecture d’une saga que j’avais lus il y a quelques années et qui m’a procurée un réel plaisir, et enfin j’ai commencée une saga qui me semble très très prometteuse et riche en révélations.

Côté acquisitions ma PAL a augmentée de 8 livres : ( voir IMM du mois ) donc ma PAL a baissée de 3 livres ( ba voui je suis partisane du « je lis un livre j’en achète 3 « ^^ ) et si on ajoute que 3 de mes livres du mois sont des relectures, vous voyez le tableau !

Je prévois 6 livres pour le mois d’août, parce que j’ai pas mal de choses en dehors de mes lectures ( entrée en FAC à préparer, appart à emménager, coupins coupines à voir avant la séparation de la rentrée ) et que je ne pense pas avoir beaucoup de temps à moi :

  •  »Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » de Mary-Ann Shaffer et Annie Barrows

  • 4 filles et un jean tome 4 –  »le dernier été » de Ann Brashares

  •  »Serum » – saison 1 épisode 1 de Enri Lovenbruck et Fabrice Mazza

  • 4 filles et un jean tome 5 –  »Pour toujours » de Ann Brashares

  • Les chroniques de Mackayla Lane tome 2 –  »Fièvre rouge » de Karen Marie Moning

  • La famille York tome 1 –  »Cœur rebelle » de Victoria Dahl

Lecture en cours :  »Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » et 4 filles et un jean tome 4 –  »Le dernier été ».

Et vous ? Quel est votre bilan ?

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C’est lundi, que lisez-vous ? ( n°3 )

Ce rendez-vous, initié par Malou, est désormais repris par Galleane, qui s’occupe de faire le récap des liens.

On va répondre à ces 3 questions :

  • 1. Qu’ai je lu la semaine passée ?

  • 2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

  • 3. Que vais-je lire ensuite ?

Mes lectures de la semaine passée :

Les chroniques de MacKayla Lane tome 1  »Fièvre noire » de K. M. M :

J’ai ADOREE me plonger dans cet univers ! J’ai aimée prendre mon temps pour savourer ce livre, car il regorge de petits trésors comme des milliers de petites perles éblouissantes ! ( je deviens folle ! )

D’abord, l’humour de l’auteur parsème le récit tout de même sombre d’une auto dérision spectaculaire qui renforce la réalité des personnages. On s’identifie facilement à Mac, le récit à la première personne aidant, car c’est une fille dans la plus pure tradition ! Et comment ne pas succomber et être horripilée par le machisme de Barrons !?

De plus, la fin abondante d’interrogations, nous donne l’envie de nous jeter sur la suite ! Ce qui ne tardera pas =)

Quatre filles et un jean tome 3  »Le troisième été » de Ann Brashares :

Dans ce troisième tome, Lena se bats pour ses projets d’études, Carmen pour l’arrivée d’un événement qui va chambouler encore un peu plus sa vie, Bridget à la tête et le cœur en total contradiction et enfin Tibby culpabilise et ne sait plus où elle en est.

Les préoccupations des quatre filles deviennent plus sérieuses, et j’ai réussi à plus les comprendre étant donné que je partage certaines de leurs interrogations.

Cette saga est toujours aussi bouleversante ; peut-être plus parce que j’atteins cet âge où la peur de l’inconnu rends tout possible, de même que pour les quatre filles.

Mes lectures en cours :

Quatre filles et un jean tome 4  »Le dernier été » de Ann Brashares :

Ce quatrième tome promet bien de nostalgie, car c’est le dernier où les quatre filles sont encore au seuil de leur vie d’adulte.

 »Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » de Mary-Ann Shaffer et Annie Barrows :

Enfin, enfin je m’y met !

Mes prochaines lectures :

Je sais ce que je vais lire, mais pour vous ce sera SURPRISE !!! De toute façon, je n’aurais pas le temps de les commencer cette semaine.

A vous désormais ! Que lisez-vous ?

Je tiens à remercier Galleane, qui à très gentiment acceptée que je mette mon lien sur son blog !

  • La chronique de Quatre filles et un jean tome 1 est en ligne, les chroniques des tomes suivants ainsi que le premier tome de MacKayla Lane, arrivent très bientôt.
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In my mailbox n°1 ( Juillet 2012 )

In my mailbox a été instauré par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C’est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque.

Kushiel tome 1 –  »La marque » de Jacqueline Carey ( édition Bragelonne ) : C’est en regardant les vidéos de Galleane, qui en disait tellement de bien, que je me suis décidée à plonger dans l’univers de la fantasy. Selon l’auteur c’est « un roman historique contenant une histoire qui n’a jamais eu lieu »

 »1984 » de George Orwell ( édition Folio ) : Un grand classique, souvent présenté comme la première dystopie de l’histoire. Mon professeur de Philo, en terminal, en avait parlé comme d’une référence.

 »Mon enfant de Berlin » de Anne Wiazemsky ( édition Folio ) : C’est en jetant un œil sur l’un des In my mailbox sur le blog a-little-bit-dramatic.skyrock.com, que j’ai eu envie de découvrir l’histoire de Claire, fille de l’écrivain François Mauriac, qui va intégrer la Croix-Rouge afin d’aider des blessés de guerre, en 1944. Ici, c’est la rencontre de ses parents que comte l’auteur. Elle écrivit également  »Une année studieuse » où elle revient sur son histoire d’amour, lorsqu’elle avait 19 ans, avec un homme de 17 ans son aîné.

Charley Davidson tome 1 –  »Première tombe sur la droite » de Darynda Jones ( édition milady ) : Parce que j’adore la couverture ! ( ah oui je superficielle parfois ! ) Ensuite, parce que notre héroïne, en plus d’être détective privée, est la Faucheuse. Point de vue mythologie, j’avais besoin de changement. Et cela m’a fait tout de suite penser à la série TV  »Ghost Whisperer », que j’apprécie énormément ! Encore une saga bit-lit chez milady, une !!!

Avis de J. R. Ward :  » Hilarant et émouvant, sexy et surprenant. Indispensable !  »

Sortie prévue du tome 2 : le 24 août 2012

 »Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre » de Ruta Sepetys ( édition Gallimard Scripto ) : Depuis quelque temps je vois de plus en plus souvent ce livre, et les avis sont unanimes, c’est une histoire touchante et émouvante, très bien écrite. Un message d’espoir pour tous, que la couverture rehausse parfaitement : ce brin d’herbe pousse au milieu du givre. J’ai envie de me plonger dedans afin de découvrir à mon tour le courage inouïe de Lina, déportée en Sibérie, en 1941.

 »J’ai failli te dire je t’aime » de Federico Moccia ( édition Le Livre de Poche ) : Parce que cela fait BEAUCOUP trop longtemps que je le cherchais ! Finalement, je l’ai commandé. C’est l’histoire de Niki et Alex. Niki, 17 ans, veut profiter d’un été à Rome. Alex, 37 ans, broie du noir. Et si ils tombaient amoureux ? J’apprécie beaucoup les histoires d’amours impossibles, bien dans la réalité. J’ai très envie de savoir comment tout cela va évoluer…

Il existe une suite à ce roman sous le titre  » J’ai failli te dire oui  »

 »Les collines du tigre » de Sarita Mandanna ( édition France Loisirs ) : Ce livre est décrit comme le « autant en emporte le vent indien », autant dire que cela met l’eau à la bouche ! Devi et Devanna, grandissent ensemble, mais le jour où Devi tombe sous le charme d’un tueur de tigre, un fossé commence à se creuser entre eux. Des conséquences désastreuses qui atteindront jusqu’aux générations futures. Un roman sur fond de nature luxuriante du Sud de l’Inde, une histoire de famille, et d’amour, tous les ingrédients sont réunis !

 »Quatre filles et un jean – Pour toujours » tome 5 de Ann Brashares ( édition Gallimard ) : Tout simplement parce que j’ai adorée cette saga qui a baignée mon adolescence, alors je ne pouvais pas passer à côté de cette suite, surtout en ayant lu la quatrième très alléchante ! Et puis les premiers avis tombés disent que ce dernier tome est plus que jamais fort en émotions… Affaire à suivre !

Et vous, qu’avez vous reçu ? Faites grandir ma wish-list !!!

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Quatre filles et un jean tome 1 de Ann Brashares (édition Gallimard Jeunesse)

Résumé :

 » Ma première s’appelle Carmen.

Elle est brune et trouve ses fesses un peu grosses. Très attachée aux gens qu’elle aime, elle se montre parfois d’une franchise désarmante. Elle a aussi un énorme problème avec son père…

Ma deuxième s’appelle Tibby.

Elle ne fait pas son âge, ne s’habille pas très fille. Et si elle joue les rebelles, c’est pour mieux masquer sa grande sensibilité. Une rencontre inattendue va bouleverser sa vie…

Ma troisième s’appelle Bridget.

Elle est blonde, sexy, sportive, volontaire, mais au fond si vulnérable. Quand elle veut quelque chose, elle l’obtient. Surtout s’il s’agit d’un garçon. Au risque d’aller trop loin…

Ma quatrième s’appelle Lena.

Elle est brune, superbe. Timide et farouche, elle refuse souvent d’écouter ce que lui dit son cœur. Mais le soleil de Grèce va réveiller en elle des sentiments inconnus…

Mon cinquième est un jean.

Symbole de leur amitié, il va passer de fille en fille ? Il les accompagnera le temps d’un été, un été qui changera leurs vies pour toujours.

Mon tout est un roman drôle, sensible, intelligent, où se mêlent subtilement les voix de quatre adolescentes qui rient, souffrent parfois, grandissent et nous séduisent…  »

Mon avis :

C’est l’histoire de quatre filles, quatre meilleures amies, qui pour le premier été de leur vie, vont se retrouver séparées. La veille de leur éloignement, elles découvrent dans le placard de Carmen, un jean tout simple, mais qui va à merveille à chacune d’elles. Il sera leur moyen de communication pendant l’été.

Tibby, est la seule des quatre filles à rester à Bethesda, leur petite ville dans le Maryland. Elle travaille dans le supermarché du coin, et espère faire un film humoristique sur son entourage. Elle rencontre Bailey, qu’elle prends d’abord pour une sale gamine de 12 ans, mais elle va très vite découvrir qui ce cache derrière cette carapace. C’est le point centrale du livre, qui va faire grandir Tibby et lui faire prendre conscience que la vie peut-être très courte…

Carmen, pense passer un été avec son père, mais elle va déchanter lorsqu’il lui dévoile ses nouveaux projets de vie. Cette histoire est très touchante, car on sent l’impuissance du père face aux réactions d’une adolescente.

Bridget, part en Californie, dans un camp de football, où elle y rencontre le charmant Eric, l’un des moniteurs. Sa manière de voir les choses,  »je le veux, je l’ai », est assez déconcertante. Mais derrière cette forte tête, que rien ne semble atteindre, ce cache une petite fille qui voudrais qu’on la prenne au sérieux.

Et enfin, Lena part en Grèce chez ses grands-parents paternels, où elle rêve de soleil et de peinture. Mais un événement va chambouler ses vacances pour le pire selon elle, mais bientôt pour le meilleur ! Je me suis beaucoup retrouvée en elle, dans sa timidité maladive, dans ses troubles et autres actions maladroites.

J’ai lu cette saga il y a quelques années désormais, et j’avais tout aimée ! L’écriture simple mais empreinte à chaque mot de la fragilité des adolescents, mais également les forts traits de caractères dont l’auteur dote ses personnages, qui associés donne le savoureux mélange qui caractérise toute jeunesse. Les dialogues parsèment agréablement le récit, et donnent une fluidité très plaisante, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas un seul instant. Concernant ce point, le fait de changer très souvent de point du vue, jusqu’à deux ou trois par chapitre, permet d’être tout le temps dans l’action et de suivre de près les quatre filles.

L’histoire est parfois un peu bateau, mais l’intégration du  »jean magique » donne de l’originalité au roman, de plus toutes les situations évoquées sont du quotidien, ce qui fait que l’on peut facilement s’y identifier ainsi qu’aux quatre filles, qui ont des caractères aussi éloignés qu’elles sont proches. Les relations très fortes entres les protagonistes est un plus, nous prouve que l’amitié s’entretient et que les vraies amies seront toujours celles présentes dans les pires comme dans les meilleurs moments…

J’ai voulu relire cette saga, en prévision du tome 5. Je me souvenais de toute l’histoire, et même si j’ai grandis, j’ai aimée retrouver les quatre filles et leurs interrogations.

L’auteur aborde des sujets graves sur fond de vacances d’été et de soleil, mais cela est d’autant plus flagrant que ce sont des adolescents qui découvrent ces difficultés pour la première fois et en ressentent de façon décuplés les conséquences.

Je pense que même si on a passé l’âge des protagonistes, ce roman vous fera remonter le temps et peut-être comprendre vos enfants, si avez des adolescents à la maison. Parce que outre les histoires de filles, ce roman est un condensé de la vie des jeunes d’aujourd’hui, où les parents y ont leurs places. D’ailleurs les personnages adultes du roman, sont assez développé pour que l’on ressentent leurs soucis et leurs joies face aux changement dans la vie de leurs enfants.

De plus c’est une lecture parfaite pour l’été, qui vous fera sourire et pleurer… Comme la vie, en définitif…

  • Points positifs : le point de vu change très souvent ce qui permet d’être tout le temps dans l’action, les citations en début de chapitre qui résonne comme un mantra, les caractères très différents des quatre filles mais en même temps si semblables que chacune d’entre nous peut se retrouver en elles

  • Points négatifs : Je n’arrive pas donner de points négatifs à une saga qui à baignée mon adolescence, qui me fait revivre ses heures là et qui a participé à ma passion de la lecture  !!!

Extraits :

 » L’amour, c’est comme la guerre. On sait quand ça commence, jamais quand ça finit.  » Proverbe ( p. 66 )

 » Et il était assez beau pour la rendre méfiante.

D’accord, Lena se méfiait de beaucoup de choses. Mais particulièrement des garçons. Elle les connaissaient bien : pour eux, il n’y avait que le physique qui comptait. Ils vous faisaient croire que vous étiez amis pour gagner votre confiance et, dès que c’était fait, en avant le pelotage ! Pour attirer votre attention, ils vous racontaient qu’ils voulaient bosser leur histoire avec vous ou donner leur sang pour votre association mais, dès qu’ils avaient compris que vous ne vouliez pas sortir avec eux, brusquement, ils se fichaient complètement du Moyen Age et la dramatique pénurie de sang.  […] Lena préférait les garçons quelconques à ceux qui étaient un peu trop mignons. Et encore, même les plus quelconques la décevaient parfois.  » ( p. 68 – 69 )

 » Des fois, t’es le pare-brise ; des fois, le moucheron.  » Mark Knopfler ( p. 118 )

 » Si tu as l’impression de maîtriser la situation, c’est que tu ne roules pas assez vite.  » Mario Andrettr ( p. 132 )

 » Le problème, ce n’est pas le problème. Le problème, c’est votre façon de réagir face à ce problème.  » ( p. 143 )

L’auteur :

Ann Brashares est née au Etat-Unis. Elle passe son enfance dans le Maryland, puis part étudier la philosophie à l’université de Columbia, à New-York.

Pour financer ses études, elle travaille pendant un an dans une maison d’édition et finalement, comme le métier d’éditrice lui plaît tellement, elle ne le quitte plus. Très proche des auteurs, elle acquiert une solide expérience dans l’écriture. En 2001, elle décide de s’y consacrer à son tour, et c’est ainsi qu’est né Quatre filles et un jean, son premier roman.

Aujourd’hui, Anna Brashares vit à Brooklyn avec son mari et ses trois enfants.

Elle avoue qu’il y a un peu d’elle dans chacune des quatre filles de son roman. Et à la question  » Votre livre contient-il un message ?  », elle se contente de répondre :  » S’il en contient un, c’est le suivant : aimez-vous comme vous êtes et soyez fidèles à vos amis.  »

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C’est lundi, que lisez-vous ? ( n°2 )

Ce rendez-vous, initié par Malou, est désormais repris par Galleane, qui s’occupe de faire le récap des liens.

On va répondre à ces 3 questions :

  • 1. Qu’ai je lu la semaine passée ?

  • 2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

  • 3. Que vais-je lire ensuite ?

Mes lectures de la semaine passée :

Quatre filles et un jean tome 2  »Le deuxième été » de Ann Brashares :

Toute petite semaine de lecture, je n’ai pas vraiment eu de temps à moi, malheureusement ! J’ai donc re-dévorée ce tome 2. Autant en commençant le 1er, l’histoire m’est revenue toute seule, que pour celui-ci, j’ai appréciée re-découvrir l’intrigue, et ne pas savoir exactement à quoi m’attendre. J’avoue que quelques petites choses m’étaient restées en mémoire, mais j’ai aimée une fois encore me prendre de passion pour les interrogations des quatre filles, qui m’ont fait penser aux miennes. Leurs pas chancelants dans un peu plus de responsabilités, comme un job d’été, ou les conséquences que peuvent avoir nos actes sur les personnes qu’on aime, leurs font prendre consciences que la vie d’adulte n’est pas si simple…

Comme dans le tome 1, où Tibby comprenait que la vie était parfois injuste, mais qu’il fallait savoir profiter du temps restant. Ici, c’est Bridget, qui porte l’histoire en quelque sorte, puisqu’elle part à la recherche de ses racines pour découvrir qui elle est réellement.

 Mes lectures en cours :

Les chroniques de MacKayla Lane tome 1  »Fièvre noire » de K. M. M :

Les quelques pages que j’ai lues m’ont charmées ! Je viens de faire la rencontre de Barrons, et je veux en savoir plus sur lui et sur ce fameux Sinsar Dubh !!! L’écriture est très fluide et parsemée d’un humour qui marche au prix fort ! Vite, vite, je vais continuer !

Quatre filles et un jean tome 3  »Le troisième été » de Ann Brashares :

Car j’ai une envie folle de continuer mon aventure avec les quatre filles, surtout que ce tome si, je n’en ai vraiment aucuns souvenirs.

Mes prochaines lectures :

Pas de surprises concernant mes futures lectures, vous l’aurez compris.

A vous désormais ! Que lisez-vous ?

Je tiens à remercier Galleane, qui à très gentiment acceptée que je mette mon lien sur son blog !

  • La chronique de  »L’enfant des cimetières » est en ligne, celles de Quatre filles et un jean tome 1 et tome 2, arrivent très prochainement.
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L’enfant des cimetières de Sire Cédric (édition France Loisirs)

Résumé :

 » Quand l’horreur sonne à votre porte et que les démons deviennent réalité… Êtes-vous prêt à ouvrir le livre de vos nuits blanches ?

Lorsque sa collègue Aurore l’appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d’une folie hallucinatoire vient de massacrer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe, avant de se donner la mort.

Le lendemain, un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les patients d’un hôpital et tue Kristel, la compagne de David. Mais qui est à l’origine de cette épidémie meurtrière ? Est-ce un homme ou un démon ?

Le journaliste, qui n’a plus rien à perdre, va se lancer à la poursuite de Nathaniel, l’enfant des cimetières, jusqu’aux confins de l’inimaginable..  »

 

Mon avis :

Le récit commence par la découverte d’un meurtre perpétré par un fossoyeur, Raymond Mendez, sur sa propre famille. Celui-ci, visiblement pris d’une crise de folie, tue au fusil à pompe son épouse et ses deux enfants, avant de se donner la mort.

David, photographe de presse, est appelé par sa collègue, Aurore, afin de couvrir cette affaire. Il n’est pas particulièrement  »enthousiasmé », comme sa collaboratrice, à la perceptive de cette enquête, qui fera la une de leur journal.

Ce binôme est d’ailleurs une véritable antithèse. D’un côté, Aurore, journaliste exubérante et prête à tout pour pondre un bon article. D’un autre, David, tiraillé depuis des années par ces rêves d’artiste photographe, et la vie pratique, à savoir faire vivre son foyer, par un métier plus stable.

Le lendemain, sa femme, se retrouve au cœur d’une prise d’otage, par le neveu de Raymond Mendez, où elle trouvera la mort.

Nous suivons, donc l’enquête policière mené par le fameux commandant Vauvert, d’une part, et de l’autre celle engagée par David, assoiffé de vengeance, qui entraîne sa collègue avec lui.

Les deux protagonistes ne savent pas encore qu’ils vont pénétrer dans un monde où le surnaturel est parfois plus plausible qu’on ne le croit, et que les légendes urbaines cachent toujours une part de vérité… C’est la lutte du bien contre le mal…

Que dire de cette lecture ? J’ai ADOREE ! Ce livre était dans ma PAL depuis quelques années maintenant, je dois bien l’avouer. Depuis, l’engouement pour cet auteur n’a fait que grandir, et je me suis dit qu’il fallait que je me fasse mon propre avis. C’est chose faite, et j’ai n’ai qu’une hâte : me plonger dans un autre de ses livres !

Tout d’abord, parlons de l’histoire. Celle-ci est particulièrement bien menée, puisque dès le début nous sommes plongés dans l’horreur, et là, les événements s’enchaînent, les temps morts sont inexistants, selon moi, car les interrogations sont toujours présentes. Jusqu’à la fin, nous sommes transportés dans ce monde de magie, de sang et de violences. Moi qui aime beaucoup les récits fantastiques et bit-lit, celui-ci est à part, puisque c’est un policier traitant d’une légende urbaine. C’est aussi la lutte du bien contre le mal, de la lumière contre les ténèbres ( d’ailleurs le lexique autour de cette notion est extrêmement bien fournis ).

Ensuite, nous avons des personnages caricaturaux : le commandant Vauvert, brut mais profondément gentil. Le journaliste fouineur, voulant venger la mort de sa femme, qui est douce et charmante. La collègue, amoureuse de son binôme. Seul, l’enfant des cimetières donne une touche d’originalité dans ses caractères. C’est un adolescent, le mystère autour de lui est encore plus prenant étant donné que c’est le seul protagoniste qu’on ne déchiffre pas comme de l’eau de roche.

Et enfin le style d’écriture. Sire Cédric, un ovni ? Oui !!! Non mais qu’est-ce que c’est que ce prologue à couper le souffle ?! A l’origine, comme dit dans les remerciements, il a été écrit bien avant, pour l’artbook  »Ombres et lumières », sur la peinture de Jean-Marc Dauvergne. Je tire mon chapeau à l’auteur qui a su recréer un monde à partir d’une nouvelle déjà existante, une histoire qui s’insère parfaitement avec le début, une fin très cohérente qui nous fait comprendre le prologue. Niveau défi littéraire, il n’y a pas mieux ! Les scènes de violences sont rédigées avec une plume d’une extrême finesse, le lecteur arrive sans aucun mal à visualiser jusqu’aux plus petites taches de sang, la tension est amenée par petite touche, pour finir en explosion. J’ai plus d’une fois eu du mal à fermer l’œil le soir, suite à ma lecture ( je suis une poule mouillée, il faut le dire ! ).

Seul petit bémol, la fin est peut-être un peu positive pour un livre si noir et d’une telle intensité.

Pour finir,  »L’enfant des cimetières » est un roman envoûtant, où se mêle enquête policière, légende urbaine, violence primitive et extatique.

PS : vous ne regarderez plus les ombres de la même façon… A bon entendeur.

  • Points positifs : le prologue magnifique, le personnage de Nathaniel est fascinant

  • Points négatifs : personnages caricaturaux, une fin un peu trop positive pour un livre si noir

Extraits :

 » Une silhouette féminine crève la surface des eaux – dans un jaillissement d’embruns – et s’élève dans les airs.

Elle monte jusqu’au cœur de l’orage, lumineuse, seulement vêtue d’une robe d’écume qui scintille de diamants. Avec sa chevelure déployée et son rire mélangé à la fureur des éléments, elle chevauche les nuages noirs qu’elle a invoqués pour couvrir son escapade.

Dans la langue des hommes, on la nomme Naemah.  » ( p. 11-12 )

 » C’était le genre de choses dont on entendait parler aux informations nationales, mais qui ne se produisaient jamais aussi près de chez soi.  » ( p. 24 )

 » David la pressa contre lui, s’emplissant de son impossible présence, comprimant ses courbes merveilleuses sous ses mains, pour ne plus qu’elle s’échappe, jamais.

– Non. Je ne veux pas que tu t’en ailles.

Et il l’embrassa à nouveau. Il la serra de toutes ses forces, écrasant ses lèvres contre les siennes, décidé à lui faire mal pour lui prouver qu’elle était bien là, qu’elle était bien physiquement là, qu’une telle choses merveilleuses ne devait jamais changer.

Puis il sentit les larmes monter en lui, et il la lâcha, car c’était ainsi que cela devait se dérouler, et il savait qu’il ne pouvait l’empêcher. Il ferma les yeux. Pour ne pas la voir s’en aller. […]  » ( p. 514 )

L’auteur :

Sire Cédric a grandi dans un petit village de l’Aveyron.

Il a fait des études d’anglais entre Toulouse et les États-Unis puis travaillé quelques années dans le milieu de l’édition, du journalisme et de la traduction

Charles Baudelaire, Edgar Allan Poe, Stephen King et Clive Barker sont les auteurs qui l’influencent le plus, il a commencé à écrire durant l’adolescence et n’a jamais arrêté depuis.

Il a commencé par publier ses premiers textes au sein de divers magazines et anthologies durant les années 1990 et jusqu’au début des années 2000. Ses œuvres mélangent thriller, surnaturel et personnages décalés. Il se consacre aujourd’hui pleinement à l’écriture.

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Les lettres du mercredi de Jason F. Wright (édition City Poche)

Résumé :

 » L’histoire de Jack et de Laurel débute avec une lettre écrite pendant la nuit de leur mariage : «  Je te fais une promesse : je t’écrirai chaque semaine de notre vie… «  Jack tient sa parole et pendant 39 ans, tous les mercredis, il écrit à sa femme.

Après le décès du couple, ces lettres d’amour sont découvertes par leurs trois enfants, des adultes aux vie parfois compliquées. Alors qu’ils commencent à lire les centaines de missives, ils découvrent un incroyable secret de famille.

Un secret qui va les conduire à faire face à une vérité qui pourrait bouleverser leurs vies. Avec, à la clé, un formidable message d’amour.  »

 

Mon avis :

Nous entrons dans la vie de Jack et Laurel Cooper, propriétaire d’un bed and breakfast. Un matin, alors qu’ils viennent de se réveiller, Laurel s’effondre subitement et meurt d’une attaque. Jack, voulant demander de l’aide à une cliente habituelle de la maison d’hôte, perd l’équilibre et s’écroule sur le sol. Affaiblie par son cancer, il sait qu’il ne se relèvera pas. Il se laisse aller, et décède auprès de sa femme.

Leurs trois enfants, se retrouvent à l’occasion d’un week-end de deuil et de cérémonies religieuses, dans la pure tradition de l’Amérique puritaine.

Matthew, l’aîné, sous des dehors parfait, laisse se fissurer ce masque trop longtemps affiché. Nous le découvrons dans l’intimité d’un deuil, en proie à des doutes sur sa propre famille.

Samantha, rêvant d’être actrice, est policière dans sa ville natale. Elle mène une vie familial chaotique.

Et enfin, Malcolm, l’éternel enfant sauvage de la famille, reprendra pied brutalement dans les racines d’une vie qu’il a délaissée depuis deux ans. C’est ce protagoniste que nous suivront plus particulièrement que les autres.

Les personnages secondaires sont très présents également, entrelaçant leurs vies à celles des trois descendants de la famille Cooper. Ils sont tous plus touchants les uns que les autres.

On retrouve une ambiance  »Amérique bucolique », petit village où tout le monde se connaît, où les intrigues familiales sont l’affaire de tous.

J’ai trouvée ce livre par hasard, en librairie. Les critiques des journaux américains, décrivait ce livre comme un best seller, ayant émus l’Amérique !

Mais à la fin du roman, j’ai un avis plutôt mitigé. Sans avoir trouvée beaucoup de points négatifs, je n’ai pas particulièrement été transportée dans ce monde Américain, de plus j’ai découvert le secret de famille bien avant la révélation.

J’ai appréciée la quête des racines familiales, et les différentes façons que chacun a de réagir  face à ces aveux, mais certaines longueurs m’ont refroidis.

Les personnages sont profonds, ayants des traits bien définis, ce sont eux qui porte le roman. La fin est très spirituelle et philosophique, nous rappelant que la vie est courte, et qu’il faut vivre, et non se laisser happer par les difficultés rencontrées.

J’ai adorée les lettres de Jack, qui est un homme profondément bon avec des vrais valeurs.

Par contre, bien que l’aspect religieux soit intéressant, il est parfois trop présent, adoptant une fonction de documentation en prenant le pas sur le deuil des personnages, qui est, selon moi, la force du roman.

Le style d’écriture est simple, mais je pense que ce récit n’a pas besoin de fioritures littéraires pour exprimer des sentiments aussi forts que la perte de quelqu’un. A aucun moment l’auteur ne laisse ses personnages s’apitoyer, au contraire, une grande force se dégage d’eux, et c’est cela qui fait que ce roman est un exemple. De plus, pour décrire une atmosphère puritaine, généreuse et religieuse, la simplicité reste un atout.

En conclusion, un roman simple mais touchant, idéal en cette période. Pleins de bons sentiments, sans tomber dans l’eau de rose, des sujets entre religion, deuil et quette d’identité.

  • Points positifs : les personnages bien travaillés, les lettres de Jack, la fin

  • Points négatifs : certaines longueurs, l’aspect religieux trop documentaire à mon goût

Extraits :

 » Ils lurent certaines lettres doucement, pour eux-mêmes, et les remirent solennellement dans leurs enveloppes comme des dépouilles dans un cercueil. Ils partagèrent certaines avec les autres. […]

Certaines n’avaient jamais été postées, et les enfants imaginèrent qu’elles avaient été glissées sous l’oreiller de Laurel ou dans le roman qu’elle était en train de lire. Ils jugèrent que quelques-unes étaient trop intimes et renoncèrent à les lire jusqu’au bout. Ils les replacèrent silencieusement dans les piles.

Les lettres de Jack étaient écrites sur des feuilles blanches, des feuilles de cahier avec des lignes, des feuilles de carnet à spirales déchirées, du papier à lettres d’hôtels. Certaines étaient même griffonnées sur des serviettes. Matthew en trouva une agrafée à un billet et une autre écrite derrière  un prospectus annonçant l’arrivée de célébrités lors d’une avant-première spéciale, à Washington D.C., de Star Trek : le film.  » ( p. 119 – 120 )

 » Je vais t’écrire toutes les semaines. Peu importe que nous soyons à des kilomètres et des kilomètres l’un de l’autre ou que nous nous trouvions dans la même pièce, je vais t’écrire.  » ( p. 135 )

 » Donne moi une maison remplie d’enfants qui m’appellent maman, un homme qui m’aime et qui m’écrit un poème ou deux de temps en temps, et qui pourra me faire une balançoire comme celle-là, mes rêves deviendront alors réalité.  » ( p. 165 )

 » Le temps guérit tout.  » ( p. 368 )

L’auteur :

Jason Fletcher Wright est né dans le Missouri.

Quelques mois après sa naissance, le père de Jason a été transféré en Allemagne où ils vécurent jusqu’en 1975.

Wright a rencontré et épousé sa femme, Kodi Erekson Wright, en 1993, alors qu’il était étudiant à l’Université Brigham Young. Ils vivent maintenant avec leurs quatre enfants à Woodstock, en Virginie. En plus de ses romans, Jason a publié des éditoriaux d’opinion sur des questions allant de la pop culture à la politique. Ses articles ont paru dans plus de 50 journaux et magazines à travers les Etats-Unis.

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C’est lundi, que lisez-vous ? ( n°1 )

Ce rendez-vous, initié par Malou, est désormais repris par Galleane, qui s’occupe de faire le récap des liens.

On va répondre à ces 3 questions :

  • 1. Qu’ai je lu la semaine passée ?

  • 2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

  • 3. Que vais-je lire ensuite ?

 Mes lectures de la semaine passée :

 » L’enfant des cimetières  » de Sire Cédric :

Mon premier livre de l’auteur, et certainement pas le dernier. Celui ci traînait dans ma PAL depuis un bout de temps, et j’ai enfin décidée de le sortir, pour faire la connaissance du fameux commandant Vauvert !

 » Quatre filles et un jean 1  » de Ann Brashares :

J’ai relu ce premier tome, en prévision du tome 5. Cette saga à baignée mon adolescence, et ce fût un vrai bonheur de replonger dans les aventures des quatre filles !

Semaine riche en coups de cœur !

Mes lectures en cours :

Les chroniques de MacKayla Lane tome 1  »Fièvre noire » de Karen Marie Moning :

Cela fais des mois que j’entends parler de cette saga, alors j’ai décidée de me jeter à l’eau. J’ai terriblement envie de rencontrer Barrons !!!

Quatre filles et un jean tome 2  »Le deuxième été » de Ann Brashares :

D’ordinaire, je n’apprécie pas avoir deux lectures en cours, mais comme cette saga est une relecture, ce n’est pas gênant. De plus, c’est parfait pour l’été =) 

Mes prochaines lectures :

 

Quatre filles et un jean tome 3  »Le troisième été » de Ann Brashares :

 » Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates  » de Mary-Ann Shaffer et Annie Barrows :

J’ai envie de me faire mon propre avis sur ce livre, qui recueil des avis mitigés. De plus, cela fera une coupure plus adulte parmi la littérature bit-lit et jeunesse de ces derniers temps.

A vous désormais ! Que lisez-vous ?

Je tiens à remercier Galleane, qui à très gentiment acceptée que je mette mon lien sur son blog !

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Les cendres froides de Valentin Musso (édition France Loisirs)

Résumé :

 » 1999. A la mort de son grand-père, Aurélien Cochet découvre que celui-ci aurait travaillé durant la guerre dans un lebensborn, une maternité nazie accueillant des jeunes femmes enceintes de membres de la SS.

Au même moment, dans un petit village de la Marne, une octogénaire sans histoires est retrouvée assassinée à la suite d’un cambriolage. Les gendarmes soupçonnent très vite une mise en scène, mais ils sont loin de se douter que cette retraitée est la victime indirecte, plus de cinquante après la fin de la guerre, de l’entreprise eugéniste nazie.

Aidé par une jeune universitaire, Aurélien Cochet va tenter de lever le voile sur le passé de sa propre famille. Cambriolage, menaces, agression… Rien ne l’empêchera de plonger au cœur d’un des programmes les plus mystérieux et les plus terrifiants du IIIe Reich. Quitte à mettre ceux qu’il aime en danger…  »

Mon avis :

Nous entrons dans la vie d’Aurélien, professeur de cinéma et d’art audiovisuel, en classe prépa, se retrouvant confronté, à la mort de son grand-père, de reconstruire un passé plus brumeux qu’il ne le pensait.

Peu de temps après, une octogénaire, du nom de Nicole Brachet, se fait assassiner lors d’un pseudo-cambriolage. Les gendarmes découvre bien vite que cette femme est morte à cause de ses actes, durant la seconde guerre mondiale.

Aurélien, dont son point de vue, est traité à la première personne, ce qui nous permet de suivre les événements historiques avec plus de sentiments, aidée d’Héloïse, une universitaire, va bientôt faire le lien entre ce meurtre et le passé de son grand-père, dans les lebensborns. Ces derniers sont des maternités sensés recueillir les enfants de couples allemands de la pure race aryenne, qu’ils offrent au IIIe Reich, mais également des femmes Françaises enceintes d’Allemands.

Nous suivons la progression de l’enquête, par la présence des deux policiers, Franck et Émilie, qui se cherchent et s’embrouille sans cesse, mais forment une équipe détonante. Pas d’histoire d’amour entre eux, c’est du passé ! ( pour une fois que les policiers ne se séduisent pas ! )

La fin est une explosion de surprises, que, pour ma part, je n’avais pas vu venir ! Je me suis laissée prendre au jeu, portée par l’enquête policière et celle, familiale et historique, d’Aurélien. Bien que certains événements soient amenés de manières un peu simple, à mon goût. Néanmoins, cela reste le seul point négatif que je puisse emmètre.

L’auteur précise bien qu’il n’y eu qu’un seul lebensborn en France, situé à Lamorlay, et donc que le village et la deuxième maternité ont été inventé pour les besoins du roman.

Le style d’écriture est particulièrement bien travaillé, sous des dehors simple. Les personnages sont finement esquissés, afin de les rendre attachants et proches de nous, dans leurs préoccupations, leurs manières d’envisager les choses. Chacun à quelque chose à apporter à l’histoire et les personnages secondaires sont aussi important que les protagonistes. Nous sentons que l’auteur à particulièrement réfléchis au sens de la vie, et à ses priorités, cela se ressent dans son écriture.

Valentin Musso se distingue aisément de son frère, tant dans le style, que dans le sujet d’écriture. De plus, je suis tombée sous son charme au salon du livre ! ( mon Dieu, ce que ces yeux sont à tomber ! Ajoutez à cela une voix grave et viril comme il faut et vous tombez dans les pommes ! )

  • Points positifs : l’aspect développé, les lebensborns, qui n’est pas un sujet habituellement traité en littérature, l’écriture historique qui n’est pourtant pas dénuée de sentiments, en la présence d’Aurélien, contant l’histoire de son point de vue.

  • Points négatifs : la 4eme de couverture en dit trop et certaines choses dans la fin, ont peut-être été bâclées, ou trop simples.

Extraits :

 » Les gens heureux n’ont pas d’histoires.  » ( p. 19 )

 » Les choses ne disparaissent pas si on les ignore ; une leçon d’apprise. Peut-être les leçons doivent faire mal pour qu’on les retienne pour de bon.  » ( R. J. Ellory, Seul le silence ) ( p 301 )

 » C’est une absurdité de croire que les sentiments seuls ont le pouvoir d’effacer les mensonges et les trahisons.  » ( p. 309 )

 » Le malheur peut vous détruire, petit bout par petit bout, plus sûrement que la folie, jusqu’à vous rendre étranger à vous-mêmes.  » ( p. 388 )

L’auteur :

Agrégé en lettres Classiques, il enseigne la littérature et les langues anciennes.

Sont premier roman s’intitule  » La ronde des innocents  », et a reçu le prix littéraire au sommet de Clusaz 2010.

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La Princesse de Clèves de Madame de Lafayette (édition Le Livre de Poche)

Résumé :

 » « La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru avec tant d’éclat que dans les années du règne de Henri second « , et c’est bien sûr le théâtre de la brillante cour des Valois que se noue et se joue la passion de la princesse de Clèves et du duc de Nemours. Passion tacite, et qui ne s’exprime longtemps que par des signes : un portrait dérobé, la couleur d’un vêtement au tournoi, la soudaine émotion d’un visage. Passion tragique, aussi, dont la mort est la conséquence imprévue.

Si La Princesse de Clèves, lors de sa parution en 1678, est le livre le plus immédiatement commenté de son époque, c’est que, sans rompre totalement avec le roman antérieur, il y introduit le souci de vraisemblance et de brièveté qui caractérise alors la nouvelle, et concilie de manière neuve  narration et psychologie. Le premier roman d’analyse ? Certainement. Mais simplement, aussi, un grand roman sans romanesque.  »

Autre résumé :

 » « Je vais vous faire un aveu que l’on n’a jamais fait à un mari… «  Sincère, tourmentée, la princesse de Clèves ne parvient plus à taire ses sentiments. Elle brûle d’amour depuis trop longtemps pour le duc de Nemours, l’un des plus beaux fleurons de la cour d’Henri II. Son désir est ardent ! Désespéré ! Mais elle a juré fidélité à son époux, le prince de Clèves. Elle aspire au bonheur et ne peut brader sa vertu. Elle veut aimer sans trahir… Cruel dilemme ! Faut-il donc renoncer au monde ? Faire ainsi le malheur d’un mari et d’un amant ? La mort est-elle préférable aux affres de l’amour ? Du mariage au déchirement, de la pudeur au sacrifice… Madame de La Fayette exprime jusque dans ses plus impudiques silences la langue subtile de la passion.  »

Mon avis :

Depuis quelques temps je me suis dit qu’il fallait que je lise plus de classique. Celui-ci s’est imposé à moi comme LA référence de tout mes professeurs de Français depuis la 6eme, sans que jamais je n’ai eu l’envie de m’y plonger plus que cela.

Nous découvrons une nouvelle venue à la Cour des Valois, sous le règne d’Henri second, en la personne de Mademoiselle de Chartre, jeune fille blonde au teint d’albâtre, qui attire les regards et les convoitises des hommes autant que des femmes.

Monsieur de Clèves, est le seul à oser la demander en mariage. Sur les conseils avisés de sa mère, elle accepte afin de voir sa réputation s’embellir de raison, malgré qu’elle n’éprouve qu’une sympathie teintée de respect, pour cet homme.

J’ai énormément apprécié ce dernier, ressentant une envie de le préserver des affres de l’amour, de le protéger et de lui donner ce que Madame de Clèves lui refuse. ( oui, j’ai succombé à son charme si doux  !!! )

Bientôt Monsieur de Nemours, provoque en elle un profond bouleversement. Celui-ci est attiré par Madame de Clèves, et c’est pour moi le personnage le plus ambiguë de la nouvelle, puisqu’il ne cessera de la courtiser, alors qu’elle est mariée, ayant surtout une renommée de coureur de jupons, entretenant de nombreuses liaisons. Malgré tout, nous sentons de véritables sentiments poindre dans son cœur, mais aucunes réponses concrètes ne sera apportée, ci ce n’est ces actes, qui dans un monde où les apparences sont de mises peuvent jouer contre lui, et contre nous.

La fin de l’histoire est tragique, mais comment un triangle amoureux peut avoir une issue autre ? Je trouve qu’elle convient parfaitement à l’univers instauré par l’auteur, aux profils des personnages, et au contexte historique et sociale de l’époque, qui est un aspect que l’on ne peut occulter.

L’écriture est tout en douceur, les longs apartés concernant les sentiments, et les tourments intérieur des personnages, notamment de Madame de Clèves, sont d’une sincérités envoûtantes, et donnent un accès de passion violente, que l’on n’a pas autrement dans la nouvelle. On se surprends à se mettre à la place de cette femme, se demandant quel choix nous aurions fais.

En ce qui concerne la partie  »Introduction », celle-ci est particulièrement bien rédigée et accessible. Indispensable afin de mieux appréhender la lecture, elle nous restitue le contexte historique et littéraire.

Elle nous apprends que Madame de Lafayette fait partie du mouvement littéraire des Précieuses, femmes écrivains qui veulent être considérées autrement, aimant l’amour courtois mais n’appréciant pas ses travers, tels que la jalousie, ou l’inconstance.

  • Points positifs : l’introduction, l’écriture de Madame de Lafayette, tout en lenteur piquée de folie passionnelle, l’ambiguïté du personnage de monsieur de Nemours, la jalousie légitime de monsieur de Clèves, et la folle passion de madame de Clèves, qui incarne ici un mythe de femme.

  • Points négatifs : la profusion de personnages de la Cour, que l’on nous nomme dans la 1ere partie, avec leurs qualités et leurs fonctions, que l’on oublie au fil de la nouvelle, de plus je trouve que ce n’est pas gênant en soi dans la lecture, de ne pas les connaître étant donné qu’ils ne sont que des témoins de l’histoire.

Extraits :

 » Les femmes jugent d’ordinaire de la passion qu’on a pour elles, continua-t-il, par le soin qu’on prend de leur plaire et de les chercher ; mais ce n’est pas une chose difficile, pour peu qu’elles soient aimables ; ce qui est difficile, c’est de ne s’abandonner pas au plaisir de les suivre ; c’est de les éviter, par la peur de laisser paraître au public, et quasi à elles-mêmes, les sentiments que l’on a pour elles. Et ce qui marque encore mieux un véritable attachement, c’est de devenir entièrement opposé à ce que l’on était, et de n’avoir plus d’ambition, ni de plaisirs, après avoir été toute sa vie occupé de l’un et de l’autre.  » ( p. 111 ) ( pour moi, ce paragraphe résume le livre )

 » Elle ne se flatta plus de l’espérance de ne le pas aimer ; elle songea seulement à ne lui en donner jamais aucune marque.  » ( p. 112 )

 » Je n’ose vous parler, je n’ose même vous regarder : je ne vous approche qu’en tremblant.  » ( p. 171 )

 » C’est pourtant pour cet homme, que j’ai cru si différent du reste des hommes, que je me trouve comme les autres femmes, étant si éloignée de leur ressembler.  » ( p. 184 )

  » Je vous adore, je vous hais, je vous offense, je vous demande pardon, je vous admire, j’ai honte de vous admirer.  » ( p 199 )

L’auteur :

Naissance à Paris, le 18 mars 1634, de Marie-Madeleine Pioche de La Vergne qui deviendra Madame de La Fayette.

En 1650, suite à la mort de son père, sa mère se remarie avec le chevalier Renaud de Sévigné, l’oncle de la Marquise de Sévigné. Celle-ci devient l’amie intime de Marie-Madeleine.

A 21 ans, elle épouse à Paris, le comte François de La Fayette, officier en retraite de 38 ans, et qui est veuf, d’une grande noblesse, mais sans argent. Ce mariage de raison, arrangé par sa mère, vaut à Marie-Madeleine une vie sans passion mais sans tragédie. Les époux adopteront un mode de vie qui les satisfaisant tous les deux : elle fréquentera les salons parisiens, tandis que le comte restera sur ses terres d’Auvergne.

Mme de La Fayette, parallèlement à sa vie de famille, puisqu’elle à deux fils, connaît une certaine renommée dans les milieux mondains. Elle se lie d’amitié avec Henriette d’Angleterre, la future duchesse d’Orléans. Elle côtoie Segrais, un poète qui entrera à l’Académie française en 1662.

Au mariage de son amie Henriette d’Angleterre avec Philippe d’Orléans ( Monsieur, frère du roi), elle accède au cercle des intimes du Palais Royal. Cette situation privilégiée lui permet d’observer les galanteries de la cour, qu’elle transposera ensuite dans ses écrits.

En 1662, publication de La Princesse de Montpensier, sous le nom de Segrais, puis vient en 1678, La Princesse de Clèves.

En1689, Madame de La Fayette compose la Mémoires de la Cour de France pour les années 1688 et 1689. Cet ouvrage sera publié après sa mort.

Malade, Madame de La Fayette meurt le 26 mai 1693, « avec une piété admirable » comme l’écrit Racine.