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Minuit tome 1 – Le baiser de minuit de Lara Adrian (édition Milady)

Résumé :

 » LA LIGNEE EST PARMI NOUS DEPUIS TOUJOURS.

De puissants guerriers vampires mènent une guerre secrète contre les Renégats pervertis par la Soif sanguinaire.

Lucan Thorne est leur redoutable chef. Il a juré de protéger les siens, mais aussi l’humanité de la menace qui place sur eux. Une mortelle n’a pas sa place dans cette vie de combat… jusqu’à ce que Lucan rencontre Gabrielle Maxwell, photographe de renom. Témoin d’un crime atroce, la jeune femme est la cible des Renégats. Pour la sauver, Lucan n’a d’autres choix que de l’entraîner dans les profondeurs où il règne. Gabrielle est soudain confrontée à un destin extraordinaire où se mêlent danger, séduction et les plaisirs les plus sombres…  »

Mon avis :

Ce premier tome me remet doucement dans la bit-lit plus adulte de Milady, et ce pari est gagnant puisque ce roman est un véritable coup de cœur.

Un coup de cœur pour un premier roman de saga ? Oui parfaitement, puisque je me suis complètement immergée dans le monde créé par Lara Adrian : les deux protagonistes m’ont charmée, je me suis sentie très proche de Gabrielle, qui me ressemble énormément dans ses actions et sa manière de penser. Lucan est le type même du grand brun mystérieux, qui me fait craquer par ses nombreux démons intérieurs.

En ce qui concerne l’histoire, nous entrons dans le vie de Gabrielle Maxwell, photographe solitaire, inaugurant, avec ses amis, un nouveau night-club. Jusque là, rien de très spécial, mais lorsque Gabrielle tombe accidentellement sur la mise en scène d’un meurtre cannibale, les choses se compliquent.

La police n’accorde aucun crédit à ses supplications, mais mystérieusement elle envoie tout de même l’inspecteur Lucan Thorne, veiller sur elle.

Peu de temps après, elle découvre que ce bel homme n’est aucunement rattaché au corps juridique, mais qu’il appartient à un monde bien plus sombre et inexplicable pour elle : celui des vampires.

Parallèlement un groupe de ce que Lucan lui avoue être des vampires Renégats, la pourchasse.

Elle n’a d’autre choix que de suivre Lucan dans son sombre univers sous la surface. Nous suivons donc Gabrielle aux prises entre son désir pour Lucan, et l’acceptation de sa vraie nature de Compagne de Sang.

La fin de ce premier tome marque un tournant dans la vie des membres de l’Odre ( les guerriers combattant les Renégats ), puisqu’un gros méchant veut déchaîner le chaos ( ce que tout bon méchant ce doit faire ! ).

Le style d’écriture est fluide, le livre ce lit très rapidement, puisque Lara Adrian nous rends les personnages sympathiques, les scènes de sexe ne sont pas trop présentes et toutes justifiées, l’action ne se perds pas, et les bases de la mythologie sont parfaitement distillées où elle doivent être afin de nous faire comprendre le monde où les protagonistes évoluent.

Le titre fait référence à l’amour naissant entre Gabrielle et Lucan, mais l’expression est également utilisé par les membres de l’Ordre, pour parler de la mort des Renégats qu’ils tuent à l’aide d’une arme blanche emplit de titane, afin d’accélérer leur décomposition.

  • Points positifs : les bases de la mythologie sont parfaitement expliquées, le style est fluide, les scènes de sexe sont justifiées, et l’action ne perds son souffle à aucun moment, nous donnant envie de nous ruer sur le deuxième tome.

  • Points négatifs : je n’ai trouve pas, donc je vais avertir les lecteurs amateurs de bit-lit, que ce genre n’est aucunement de la jeunesse, qu’il faut, à mon goût, une certaine maturité pour ce plonger dedans.

Extraits :

 » Ou peut-être qu’elle avait rangé son cerveau dans sa culotte à la seconde où elle avait posé les yeux sur ce mec.  » ( p. 88 )

 » Lucan avait bien plus de charme en vrai, et il émanait de lui une impression de puissance innée, même lorsqu’il restait immobile et la considérait d’un regard noir, sans dire un mot, comme à l’instant.  » ( p. 338 )

 » Elle le regarda, le vit comme pour ce qu’il était vraiment : force sans âge, beauté sauvage, et pouvoir incommensurable.  » (p. 338 )

 » Il l’a figea d’un regard dur comme l’acier, la glaça d’un sourire.  » ( p. 341 )

 » Tu peux rire, vampire.  » ( p. 498 )

L’auteur :

Issue d’une famille dont les origines remontent aux passagers du Mayflower, Lara Adrian vit avec son époux sur le littoral de la Nouvelle-Angleterre, où elle écrit des histoires de vampires contemporaines et sombres, dans la vague bit-lit, Young-adult.

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Les mal partis de Jean-Baptiste Rossi (édition J’ai Lu)

Résumé :

 » Quel âge pouvait-elle avoir ? Elle lui paraissait très jeune mais Denis se trompait toujours lorsqu’il essayait de donner un âge à une figure inconnue. Et puis, pourquoi était-elle religieuse ? Sans doute, elle était pieuse et bonne, mais pourquoi était-elle religieuse avec un si joli visage ? D’ordinaire, les sœurs ne sont pas très jolies.  »

Ainsi pensait Denis, jeune élève de quatrième, lorsqu’il rencontra sœur Clotilde. Un amour fou, impossible, devait naître entre eux dès cette minute. Un amour qui devait aller jusqu’au don mutuel des corps et au rejet des vœux par la jeune religieuse.

Mais la société ne peut tolérer un tel manquement a ses règles, elle réagit sans pitié pour séparer ceux qui sont seulement coupable de s’aimer.  »

Mon avis :

Dans ce récit nous découvrons Denis, élève de quatrième, dissipé et seulement préoccupé par ses cours au collège, jusqu’au jour où, en se rendant à l’hôpital de sa ville avec sa classe, il rencontre sœur Clotilde.

Entre eux va se nouer une amitié, bientôt ambiguë.

Lui, ne connais rien à l’amour et ses tempêtes, emprisonné par un entourage familiale et éducatif, qui le bride par la religion.

Elle, ne connais de l’amour que celui envers le Christ.

Petit à petit, le besoin de se voir est plus fort que tout, les sentiments prennent de plus en plus de place. Mais ils leurs faut se cacher, les mentalités des populations sont trop ancrées dans le respect de la religion et ne peuvent penser accepter que deux personnes, telle qu’une religieuse et un jeune homme, puisse s’aimer.

Le roman traite de l’amour de plusieurs points de vues, celui des membres ancrées dans une communauté religieuse, comme cité plus haut. Mais également, du côté d’une personne voulant concilier les deux : l’amour et la foi, part le personnage de Clotilde. J’ai aimée cette diversité de points de vue, cela donne plus de matière à réfléchir pour se faire une opinion, ou se mettre à la place des protagonistes.

On trouve dans le récit, une contextualisation autour de la fin de la seconde guerre mondiale. Ces interludes, pour ma part, trop courts, développent la peur autour du personnage Allemand, qui sont humains, et essaient eux aussi d’échapper aux horreurs de la guerre, ou l’incompréhension des enfants, qui jugent la guerre comme un jeu.

L’écriture de Jean-Baptise Rossi est simple et fluide, très bien adapté à retranscrire les premiers émois de l’amour adolescents, malgré quelques répétitions.

La fin ouverte m’a laissée triste, comme abandonnée au bord de la route, puisque nous ne savons rien sur le futur des deux protagonistes, le lecteur peut donc tout imaginer, du plus triste au plus joyeux. Malgré cela, il est impossible de sortir de cette histoire sans une révolte dans le cœur, sans une envie de changer les choses… L’amour n’est pas un crime…

En résumé, j’ai énormément appréciée ce roman, qui m’a fait revivre mes premiers amours, pas si éloignés ! Je pense tout de même, que j’aurais été encore plus touchée, si j’avais lu ce livre étant plus jeune.

  • Points positifs : le tragique de la religion inséré dans le thème universel de l’amour, la fin énigmatique où rien n’est révélé et où le lecteur doit s’imaginer une suite ( que nous comprenons tout de même, par rapport aux mentalités des populations, peu amènes à laisser les deux protagonistes s’aimer librement ), et enfin les interludes ( trop courts ) sur la fin de la seconde guerre mondiale

  • Points négatifs : la narration parfois trop simple, répétitions et descriptions inutiles

Extraits :

 » C’est Denis qui me fais vivre. Ma mère ne m’a pas donné la vie. Elle m’a posée en face du monde et je suis restée dans les décors avec des tas et des tas d’autres, à regarder la scène sans rien comprendre.

Je l’aime. Je ne sais plus comment je l’aime, ni pourquoi je l’aime, ni combien je l’aime. Mais je l’aime. J’existe. Je me sens bien. Je me sens mal. Je me crois bonne ou je me crois mauvaise, mais j’existe. Est-ce que j’avais connu le remords avant Denis ? J’aime mon remords, il est bon, comme mon amour.  » ( p. 128 – 129 )

 » Je ne veux plus me moquer jamais des poésies pour cartes postales, ni des chansons d’amour, ni des cœurs gravés sur les arbres, je le sais maintenant, c’était nous.  » ( p. 169 )

 » Je ne veux pas dormir. On dort trop et on ne vis pas assez. Je veux prendre de ma vie tout ce que je peux, maintenant.  » ( p. 197 )

 » Elle s’arrêta sur la porte, sa chemise plaquée contre elle. Elle avait un sourire heureux, elle était à demie nue, elle était belle, elle était comme personne au monde.  » ( p. 198 )

L’auteur :

Devenu célèbre sous le nom de Sébastien Japrisot (anagramme) grâce à ses romans à suspense, Jean-Baptise Rossi est né en 1931, à Marseille.

Il écrivit  » Les mal partis  », en classe de philo et avoue avoir gardé une tendresse spéciale pour ce roman qui fut un best-seller aux Etats-Unis et est adapté au cinéma. Lors d’une réédition, en 1996, ce roman obtient le prix de l’Unanimité (décerné par un jury qui comprend Sartre, Aragon, Elsa Triolet, Adamov, Jean-Louis Bory, Robert Merle).

Il travaille ensuite dans la publicité, afin de gagner sa vie.

Cherchant à revenir à la littérature, il publie en 1991  »Un long dimanche de fiançailles » que couronne le Prix Interallié et que Jean-Pierre Jeunet adaptera au cinéma en 2004.

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Es-tu celle que j’aimais ? de Loïc Etienne (édition Prisma)

Résumé :

 » Soudain, entre deux voitures, à l’endroit où il ne l’attendait pas, il la vit passer de nouveau. Elle s’éloignait vers l’autre extrémité du carrefour. Durant quelques secondes, il put la détailler. Une robe courte découvrant des jambes fines. Les jambes de Marie. Il les avait si souvent caressées qu’il les aurait reconnues entre mille, même d’aussi loin. Il s’étonna toutefois de cette veste étrangement chaude pour être portée par une telle chaleur, et ce petit vélo blanc qu’il ne lui connaissait pas. Mais cette démarche souple qui soulevait légèrement ses cheveux à chaque pas était bien celle de Marie.

Et pourtant ce n’était pas exactement elle. Il eut soudain l’impression soudaine qu’il s’agissait de Marie, il y a… vingt-cinq ans !  »

Sur fond de drame sanitaire de la canicule à Paris en 2003, ce roman, sans cesse aux frontières du réel, aborde, avec une grande finesse d’analyse, la crise du milieu de vie, la nostalgie de la jeunesse enfuie et le rêve fou de revivre la passion amoureuse des débuts.

Mon avis :

Il y a plusieurs jours que j’ai achevé ce roman, et j’ai encore du mal à en parler. Il m’a laissée une impression de douceur et d’amour, mais une profonde tristesse également s’empare de moi lorsque je porte un regard plus reculé sur ce récit.

En ce qui concerne l’histoire, nous découvrons Antoine, lors de la canicule de l’été 2003, médecin dans un hôpital Parisien, marié à Marie, depuis plus de vingt-cinq ans.

Subitement, alors qu’il se trouve dans sa voiture, il voit, à un carrefour, une femme qui ressemble étrangement à sa compagne, mais lorsqu’elle avait 17 ans.

S’en suit alors un imbroglio de questions, qui pendant des années son restées sans réponses.

En parallèle à son envie dévorante de découvrir qui se cache derrière la jeune fille qui est le portrait craché de sa femme, il va tenter de trouver des explications sur le passé de son épouse, qui cache un profond secret de famille. Pour cela il va s’aider de sa peinture pour le moins abstraite et flou.

Pendant tout le récit, nous vagabondons entre la supposition qu’un phénomène paranormal se soit produit, ou la conviction qu’Antoine imagine sa femme en cette jeune fille, parce que le temps à une prise sur le corps et qu’il n’arrive pas à l’accepter.

Ce dernier thème nous donne donc matière à réfléchir, sur le fait que la jeunesse n’est pas éternelle, que les hommes, taraudés par le  »démon de midi », préfèrent ce détacher de leurs épouses, et succombent à la tentation. Cela peut paraître superficiel, mais l’auteur détourne le tragique de ce sujet, pour le recentrer sur l’amour éternel.

Néanmoins, la fin est tragique, puisque le couple n’a pas conscience qu’ils s’aiment en dépit de tout, même du temps et de l’espace. Les doutes seront donc toujours présents…

Cette histoire m’a fait penser à  »La fille de papier » de Guillaume Musso, dans le thème abordé, mais écrit de manière plus abstraite et contemporaine.

  • Points positifs : la peinture abstraite de Marie, le thème de l’amour éternel inconscient, la douceur et le tragique des mots

  • Points négatifs : l’intrusion un peu brusque dans la manière de gérer la canicule de 2003, par les médias et le corps médical

Extraits :

 » On souffre d’autant plus que l’amour est puissant et l’attachement profond, comme cette vie qu’on refuse d’abandonner jusqu’à son dernier souffle, non parce qu’elle est belle, mais parce que c’est la vie.  » (p. 60)

 » Il avait envie de la fondre en lui, de l’incorporer dans sa chair, dans son torse, de la faire couler dans ses veines jusqu’au fond de sa tête comme si elle était devenue une part de lui-même.  » (p. 85)

L’auteur :

Médecin urgentiste à Paris, Loïc Etienne est auteur d’un essai sur la médecine et d’un recueil de nouvelles.  » Es-tu celle que j’aimais ?  » est son premier roman.

Il est l’un des rédacteurs du Guide Vidal de l’automédication, et est également à l’origine du site Docteurclic.com.

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Embrassez-moi de Katherine Pancol (édition Le Livre de Poche)

Résumé :

 » C’est à New-York aujourd’hui. C’est à Rochester dans les années 1980. C’est à Hollywood… C’est à Paris… C’est en Tchéquie avant et après la chute du Mur…

Angela est française. Elle est souvent passée à côté de l’amour sans le voir mais cette fois, elle est face à sa peur viscérale d’aimer…

Louise est américaine, ancienne star de cinéma. Elle dialogue avec Angela, lui raconte sa vie, ses amours, ses échecs.

Virgile est français. Il aime, mais il se méfie, on ne sait presque rien de lui…

Mathias est tchèque. Rien ne peut le détourner de sa route. Il refuse de s’abandonner.

Ces femmes, ces hommes traversent le chemin d’Angela, la narratrice, qui cherche désespérément un fil. Le fil de la mémoire, de l’amour, du désir, de la liberté d’aimer ou de répéter sans arrêt les mêmes peurs, les mêmes douleurs, les mêmes échecs…  »

 

Mon avis :

En refermant ce livre, j’avais une boule dans la gorge, un malaise au creux du ventre et une douleur dans le cœur. Ce roman m’a prise au corps, littéralement…

L’histoire est celle d’Angela, que nous découvrons dans une maison de repos, vivant uniquement dans ses rêves, dialoguant avec les absents, en en oubliant les personnes réelles et surtout la vie réelle.

Une infirmière, la connaissant de part ses romans, lui propose d’écrire afin de la sortir de cet état de torpeur. Ainsi, chaque soir, cette jeune femme va apprendre à connaître la vie d’Angela, a travers les différents individus qui ont marqués sa vie.

On retrouve donc ses amies New-Yorkaises pour le moins superficielles, ancrées dans une vie professionnelle et un mariage qui les étouffent. La caricature de femmes dont les rêves sont mis entre parenthèses, contrairement à Angela qui vaque, et se construit par ses rêves, ses actions et ses amours.

Mais également, son amie Louise Brooks, ancienne actrice, qui incarne, paradoxalement, l’image de la femme fatale et de la douceur d’un foyer. Une mère de substitution pour Angela, elles se rejoignent par une enfance disloquée et une vie amoureuse chaotique, qui construisent leur personnalité au jour le jour.

La gente masculine est représentée par le meilleur ami de la narratrice, Virgile, une épaule sur laquelle pleurer, rire et se confier, mais parallèlement, on ne sait presque rien de sa vie. Lui, au contraire des autres, ne soliloque jamais, ne se perds pas dans des digressions sur ses sentiments, mais sur l’art qu’il aime par dessous tout. A trop intérioriser, ce personnage va finir au bords de l’implosion…

Dans tous les romans il y a ce protagoniste masculin, si vous savez, le grand brun ténébreux, fuyant et torturé… Ici, Mathias, l’incarne à la perfection ! C’est un tchèque de part ses origines, qui est venu en France, pour prouver au monde et surtout à lui même, qu’il est possible de réussir une vie dans un pays étranger, sans renvoyer l’image d’un  »immigré » exploité. C’est un personnage ambitieux et fière, qui ne se laisse pas aborder en profondeur. Constamment sur la défensive, la fuite, il est celui qui rends les filles folles ( moi la première ! ) sans le chercher.

Ils symbolisent avec Angela un couple complexe, fragile autant que fort. Une phrase de Mathias, résume parfaitement leur histoire :  » Tu ne comprends pas que ce que tu aimes en moi, c’est ce que je te refuse…  ». J’ai aimée leur couple, leur interrogations, parce qu’ils me semblaient humains…

A la fin du roman, nous comprenons donc la dépression d’Angela, et le début semble se rattacher à la fin, le tout formant un cycle.

En ce qui concerne l’écriture de Katherine Pancol, ce fût un réel bonheur de la retrouver : elle décrit la douleur, sans pathos, le bonheur, sans fioritures inutiles. Ses personnages sont toujours plus que ce qu’ils paraissent, et ses histoires nous apprennent toujours énormément sur la vie…

  • Points positifs : l’écriture forte et fragile, l’auteur sait parler d’amour pour tous les sexes, la fin tragique à souhait nous perfore le cœur, le personnage de Louise Brooks qui est à la fois une femme fatale et une figure de mère douce et aimante comme on en rêve, et enfin Mathias qui est l’homme que l’on veux toutes ! ( je suis tombée amoureuse de lui, moi aussi !)

  • Points négatifs : les nombreux épisodes de la vie de Louise qui nous perdent un peu chronologiquement ( mais qui s’insère parfaitement dans la vie d’Angela ), l’épisode de la panne d’avion, qui aurait pu peut-être être détournée.

Extraits :

 » Les gens qui ont les mêmes expériences sexuelles se le font comprendre par un regard.  » ( p. 74 )

 » L’amour, ce n’est pas un mot d’amour tous les matins, […] l’amour ne se dit pas, il se vit.  »

( p. 109 )

 » Tu ne comprends pas que ce que tu aimes en moi, c’est ce que je te refuse…  » ( p. 116 )

 » On n’apprend pas comment se conduire en amour.  » ( p. 134 )

L’auteur :

Katherine Pancole est arrivée à 5 ans en France.

Elle fait des études littéraire, puis  » au hasard d’une rencontre  », selon ses propres mots, devient journaliste. Plus tard un éditeur lui demande d’écrire un roman : ce sont les prémices de  »Moi d’abord », en 1979.

Suite à cela, elle part prendre des cours  » d’écriture de nouvelles, de romans et de scénarios  » à la célèbre Université de Columbia, à New-York.

Trois romans s’enchaînent  » La Barbare  »,  » Scarlett, si possible  » et  » Les hommes cruels ne courent pas les rues  ». L’écriture prends toute la place :  » Je découvre que c’est dur et que c’est facile, que le temps passe si vite ou si lentement. Que j’ai envie d’arrêter ou de ne jamais arrêter…  »

Sa manière d’écrire me fait penser au personnage de Joséphine dans son roman  » Les yeux jaunes des crocodiles »  :  » Mes journées se déroulent selon un rite immuable : lever, thé anglais, lecture des journaux, maison à faire tourner et papiers à remplir, promenade avec le chien Chaussette et enfin… seule, face à l’ordinateur, je retrouve mon autre monde, mon univers imaginaire avec des mots, des personnages, des idées qui volent dans l’air et que j’attrape. Ou pas. Certains jours, je les ramasse à la pelle, d’autres, je me lamente dans le désert !  »

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Ensemble, c’est tout de Anna Gavalda (édition J’ai Lu)

Résumé :

 » Et puis, qu’est-ce que ça veut dire, différents ? C’est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes… Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences…  »

Camille dessine. Dessinait plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pus jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l’existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l’idée de mourir loin de son jardin.

Ces quatre-là, n’auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés… Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard, l’amour – appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer un peu.

Leur histoire, c’est la théorie des dominos, mais à l’envers. Au lieu de se faire tomber, ils s’aident à se relever.

 

Mon avis :

Tout d’abord nous découvrons un à un les personnages, on les suit dans leurs vies, leur problèmes et leurs désespoirs. Puis soudain, une nuit d’orage, pouf, tout bascule ! Les différents protagonistes se bousculent, pour le pire, au début, mais bien vite pour le meilleur.

Ils vont se construire une famille, et faire mentir le vieux dicton.

Le livre est découpé en 5 parties, que l’on peut comparer à des actes d’une pièce de théâtre. L’histoire est linéaire, découverte des personnages, péripéties, et résolutions de ces dernières. Mais cela fonctionne, de part une écriture originale, incorporant différents styles de langages, permettant  de créer une identité propre aux personnalités des protagonistes.

Cette écriture, que j’aime qualifier de cinématographique, est simple et fournie à la fois, cela nous permet de nous identifier aux personnages.

Pour conclure, j’ai pris un plaisir immense à me plonger dans cette histoire d’amour, d’amitié, simple, et compliqué. J’ai même versée ma petite larme à la fin !

Le film : L’adaptation du texte est très bien retranscrit, d’ailleurs certains dialogues sont repris aux mots près. Le réalisateur, a très bien sut s’approprier l’humour de l’auteur, ce qui, pour moi, est un des points les plus compliqués.

Le jeu des acteurs donne une très bonne consistance aux personnages. Les couleurs sont parfois pastels, parfois puissantes, afin de coller aux mieux avec les sentiments que les personnages ressentent.

Pour moi, même si le livre est plus fort, l’adaptation cinématographique est réussis…

  • Points positifs : la douceur et la violence conjuguée de l’écriture, qui nous fait penser à une écriture cinématographique

  • Points négatifs : le passé de Camille, qui copie les tableaux de grands maîtres, peu probable

    ( et encore, ce n’est pas un point négatif, il a fallut que je me creuse les méninges pour en trouver un ! )

Extraits :

 » Et lui, là, ce grand crétin, ce péteux, ce vantard, ce petit matador de province avec sa grande gueule, sa grosse moto et son milliers de bimbos cochées sur la crosse de son pétard, oui, lui, là, ne put s’empêcher de rougir.  » ( p. 237 )

 » C’est à ça qu’on reconnaît les bons coups : aux garçons qui sont gentils avant même de songer à vous étendre.  » ( p. 257 )

  »  -Tu crois que c’est comme tes mines de crayons ? Tu crois que ça s’use quand on s’en sert ?

– De quoi ?

-Les sentiments.  » ( p. 540 )

L’auteur :

Anna Gavalda est née le 9 décembre 1970.

Elle grandit à la campagne, dans une ambiance bucolique, mais bientôt envoyée dans une école catholique pour jeune fille, elle en ressortira avec un besoin de libertés immense, plus que l’envie de continuer ses études.

En 1987, dans une salle d’examens, alors qu’elle est en train d’échouer au concours d’entrée de Sciences-Po, elle réige sa première nouvelle.

Elle fait une hypokhâgne au lycée Molière et obtient une maîtrise de lettres à la Sorbonne. Puis devient lauréate France Inter pour La plus belle lettre d’amour. Elle s’entraîne au travail de l’écriture en s’adonnant à des concours de nouvelles, afin d’améliorer et de trouver son style. Peu à peu, l’idée lui vient de tenter de se faire publier.  » Je  n’espérais même pas être publiée. Je voulais juste que l’on m’aide, que l’on me fasse des remarques sur mon travail. J’ai arrosé le Tout-Paris éditorial de mes photocopies. Je n’ai pas reçu un seul mot personne, que des lettres types. Puis j’ai envoyé mon manuscrit au Dilettante, dont j’aimais les couvertures. Deux jours après, Dominique Gaultier m’a appelée piur signer un contrat. C’est une belle histoire.  » Seule la maison d’édition La Dilettante, lui offre sa chance en diffusant son recueil de douze nouvelles intitulé  » Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part  ». Elle y décrit la société, s’inspire des gens qu’elle croise et auxquels elle ‘ pense pendant des heures voire des années  », selon ses propre mots. En 2000, elle reçoit le prix RTL – Lire, pour cette œuvre qui est d’ailleurs traduit dans 19 langues.  » Mon manuscrit a été refusé partout. Je ne m’attendais absolument pas à ce succès, mais je suis une fille assez fataliste, alors, je savoure.  », avoue-t-elle amusée.

Suite à cela, elle écrit son premier roman  » Je l’aimais  », dans une cellule de religieuse, en 2002.

Désormais, en parallèle à son métier d’écrivain, elle est chroniqueuse pour Elle Magazine et membre du jury pour le Prix de la bande dessinée d’Angoulême.

 » J’écris parce que je suis faite pour ça. Le bon Dieu m’a faite ainsi, et je m’incline modestement ! Je sais raconter des histoires, c’est mon eptit don à moi.  »  » [Mes personnages] sont plutôt des gens cabossés. J’aime quand la vie déraille un peu. En l’espace de peu de pages, il faut qu’ils changent. Ce ne sont plus les mêmes à la fin. J’ai de l’affection pour les gens qui ratent et qui le disent…  »

Coup de coeur de petit-rat-de-bibliothèque !

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Benvenuto !

Topobiblioteca vous souhaite la bienvenue…

Elle passe sa vie dans les pages des livres, dans les rayons de librairie perdue dans la campagne, dans les mots qui la transportent ailleurs…

Elle rêve de devenir écrivain. Oui elle vous l’avoue, elle voudrait, elle aussi, faire vibrer et sauver, juste par ses mots… Une feuille blanche, petits ou grands carreaux, cahiers à spirales ou simples, il faut qu’elle la gribouille de ses phrases à l’encre noire, bleue ou avec son crayon à papier.

Après avoir longtemps hésité, elle se lance dans l’aventure blogolittéraire !

Enfant sa maman lui lisait des livres, que notre rat-de-bibliothèque s’amusait à réciter par cœur. Depuis, dès qu’elle à 5 minutes, dans le bus, ou dans son lit, elle ouvre un livre et s’évade, en s’imaginant qu’elle vie toutes ces histoires.

Elle créer ce blog afin de vous faire partager sa passion, et de découvrir encore plein de monde dans lesquels se plonger avec délectation…