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 »La conjuration » de Philippe Vasset

Titre VF : La conjuration

 

Auteur : Philippe Vasset

 

Editions Fayard Roman, 2013.

 

Genre : Littérature contemporaine, essai

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 »Ayant défini l’activité de sa future entreprise – un groupe religieux à but commercial privilégiant les expériences de groupe plutôt que la direction de consciences – André avait continué à appliquer les principes conseillés dans le manuel de Pierre Maurin, Le Business Plan en clair.  »

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 »La guérisseuse et le Roi » de Barbara Wood

Titre VO : The Serpent and the Staff

Titre VF : La guérisseuse et le Roi

 

Auteure : Barbara Wood

 

Traduit de l’Anglais Américain par Alexandra Forterre.

 

Edition Presses de la Cité, 2013.

 

Genre : Littérature contemporaine, historique

 

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 » L’amour est plus précieux que l’or. Celui que je ressens pour ta mère dépasse les étoiles. Il survivra au temps lui-même. Et je prie pour qu’un jour, Leah, tu trouves un tel amour. Tu rencontreras un homme et sauras, dans ton cœur, que vos deux âmes ne font qu’une. Ce jour là, tu comprendras pourquoi je ne pourrai jamais briser une promesse faite à ta mère.  » ( p.79 )

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 »Les gens heureux lisent et boivent du café » de Agnès Martin-Lugand

Titre VF : Les gens heureux lisent et boivent du café

 

Auteure : Agnès Martin-Lugand

 

Edition France Loisirs, 2013 ( Editions Michel Lafon, 2013 )

 

Genre : Littérature contemporaine, romance contemporaine

 

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 » Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. Et depuis un an, je me répétais tous les jours que j’aurais préférée mourir avec eux. Mais mon cœur battait obstinément. Et me maintenait en vie. Pour mon plus grand malheur.  » ( p.12 )

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 »84, Charing Cross Road » de Helene Hanff

Titre VO : 84, Charing Cross Road

 

Titre VF : 84, Charing Cross Road

 

Traduit de l’anglais par Marie-Anne de Kisch

 

Auteure : Helene Hanff

 

Edition Le livre de poche, 2003 ( Edition Autrement pour le grand format, 2001 )

 

Genre : Littérature contemporaine, autobiographie

 

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 » A l’intérieur, il fait sombre, on sent la boutique avant de la voir et c’est une bonne odeur mais pas facile à décrire – un mélange de renfermé, de poussière et de vieux, de boiseries et de parquet. […] Il y a des kilomètres de rayonnages. Du plancher au plafond. Ils sont très vieux et presque gris, comme du vieux chêne qui a absorbé tellement de poussière avec les années qu’il n’a plus sa couleur naturelle.  » ( p.49 )

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 »La garçonnière » de Hélène Gremillon

Titre : La garçonnière

 

Auteure : Hélène Grémillon

 

Edition Flammarion, 2013.

 

Genre : Littérature contemporaine

 

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 »Je voudrais avoir les pouvoirs d’une belle apparition en étant la femme de sa vie de tous les jours, de sa routine. Me métamorphoser au rythme de celles qui le charment. Devenir elle quand il est attiré par elle, l’autre quand il est attiré par l’autre. Ne pas lui infliger moi toujours moi. Me transformer au rythme de ses désirs. Les lui apporter toutes, en restant l’Unique.  » ( p. 245 )

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 »J’ai failli te dire je t’aime » de Federico Moccia

 

Titre VO : Scusa ma ti chiamo amore

 

Titre VF : J’ai failli te dire je t’aime

 

Auteur : Federico Moccia

 

Traduit de l’italien par Anaïs Bokobza

 

Edition Le livre de Poche, 2010 ( Edition Calmann-Lévy, 2008 )

 

Genre : Romance contemporaine

 

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 »Peut-être que chaque fois que tu aimes, c’est la première fois.  » ( p.73 )

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 »L’amour dure trois ans » de Frédéric Beigbeder

 

Titre : L’amour dure trois ans

 

Auteur : Frédéric Beigbeder

 

Edition Le Livre de Poche, 2011 ( Editions Grasset & Fasquelle, 1997 )

 

Genre : Littérature contemporaine, Autobiographie

 

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 » Tout le problème de l’amour, me semble-t-il, est là : pour être heureux on a besoin de sécurité alors que pour être amoureux on a besoin d’insécurité.  » ( p. 75 )

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 »Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan :

 

Titre : Rien ne s’oppose à la nuit

 

Auteure : Delphine de Vigan

 

Edition Le Livre de Poche, 2013 ( éditions JC Lattès, 2011 )

 

Prix des Lecteurs sélection 2013, Grand prix des lectrices de Elle 2012, prix Renaudot des lycéens 2011, Prix roman France Télévisions 2011

 

Genre : littérature contemporaine, biographie

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 » Elle était ce mélange étrange de timidité maladive et d’affirmation de soi.  » ( p. 334 )

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La mémoire des murs de Tatiana de Rosnay

Auteur : Tatiana de Rosnay

Editions Le livre de poche, 2008. ( Editions Plon, 2003 )

Genre : Littérature contemporaine

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 »Les femmes qui s’endorment chaque soir avec un homme à leurs côtés n’ont jamais froid aux pieds, mal au cœur, mal au ventre, c’est connu. Il fallait que j’accepte ses désagréments pour le reste de ma vie.  » ( p. 23 )

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 »Un été avec Louise » de Laura Moriarty

Titre VO : The Chaperone

Auteur : Laura Moriarty

Traduit de l’anglais américain par Christine Barbaste.

Edition Le grand livre du mois, 2013 ( mais aussi Edition Fleuve Noir )

Genre : Littérature contemporaine

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 » Son expression, son sourire renvoyaient l’image d’une joie simple et naïve, sans rien laisser transparaître de cette volonté inflexible ou de ce cynisme que Cora avait découverts en elle. C’était tellement déconcertant, cette capacité qu’elle avait de pouvoir paraître, à la demande et avec une facilité confondante, plus jeune ou plus vieille qu’elle ne l’était.  » ( p. 254 )

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 »La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert » de Joël Dicker

Auteur : Joël Dicker

Editions de Fallois / L’Âge d’Homme, 2012.

Prix de la Vocation Bleustein-Blanchet, le Grand Prix du Roman de L’Académie Française et le 25eme Prix Goncourt des Lycéens.

Genre: Thriller, contemporain

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 » J’aimerai vous apprendre l’écriture, Marcus, non pas pour que vous sachiez écrire, mais pour que vous deveniez écrivain. Parce qu’écrire des livres, ce n’est pas rien : tout le monde sait écrire, mais tout le monde n’est pas écrivain.

Et comment sait-on que l’on est écrivain, Harry ?

Personne ne sait qu’il est écrivain. Ce sont les autres qui le lui disent.  » ( p. 63 )

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 »Demain j’arrête !  » de Gilles Legardinier

Auteur : Gilles Lagardinier

Edition Pocket, 2012.

Genre : contemporain, humoristique

Lauréat de la Plume d’or de Plume Libre.

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 »C’est magnifique, une orque qui plonge dans l’eau. La fascinante puissance de l’animal, la fluidité et la précision avec laquelle il fend les flots pour ensuite s’élancer vers sa proie. Mais qu’est-ce qu’on en a à faire quand on vient de se faire larguer ?  » ( p. 13 )

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L’enfant du Titanic de Leah Fleming :

Titre : L’enfant du Titanic

Titre original : The Captain’s Daughter

Auteur : Leah Fleming

Édition France Loisirs, 2012

Résumé :

 » Pendant le naufrage du Titanic, deux femmes se lient d’une profonde amitié, au-delà des drames et des secrets…

10 avril 1912 : le majestueux paquebot Titanic quitte le port de Southampton. Destination : New York. A son bord, May Smith, passagère de 3e classe, son mari et leur bébé. Comme beaucoup d’autres, le couple part tenter sa chance en Amérique. Parmi les voyageurs de 1ere classe, Celeste Parkes rentre chez elle en Ohio le cœur serré. La jeune femme n’a osé avouer à personne la vérité sur l’homme qu’elle à épousé…

Mais le naufrage du Titanic va tout changer. Rescapées, May et Celeste vont se retrouver liées à jamais. Après avoir survécu à l’horreur, comment Celeste réussira-t-elle à prendre son destin en main ? Quant à May, la décision qu’elle a prise en secret cette nuit-là bouleversera sa vie et celle des générations à venir…  »

Mon avis :

N’étant pas très convaincu par cette histoire, j’étais plutôt sceptique quant à cette lecture. Ce concentrer sur le Titanic n’est il pas une chose particulièrement risquée, de part la popularité du naufrage ? Il faut pouvoir créer une intrigue originale qui tienne la route.

Autant vous dire que je ne comptait pas le lire, mais lorsqu’une collègue de ma mère lui à prêtée et qu’elle m’a dit, après la lecture que c’était une très belle histoire d’amitié et de courage féminin, traversant l’histoire avec un grand H, j’étais plutôt intriguée. Ni une ni deux, avant de reculer, je me suis plongée dans ce récit passionnant.

L’histoire commence par l’embarquement du paquebot le Titanic. D’un côté, May Smith et son mari, en compagnie de leur enfant Ellen, espèrent trouver un foyer digne de ce nom, dans le Nouveau Monde, afin de faire fortune. Ils embarquent en 3eme classe. De son côté, voyageant en 1ere, Celeste Parkes, rentre chez elle, après avoir assistée aux funérailles de sa mère.

Mais suite au naufrage, les deux femmes vont lier leurs destins à jamais. Celeste va-t-elle s’affranchir de son mari et May trouvera-elle le courage de révéler son secret ?

Au départ, je n’ai cessée de faire des parallèles entre le récit et le film de James Cameron. En effet, l’auteur reprend ce qui à fait le succès du paquebot. Tel que l’intégration d’une anecdote sur la fameuse grande horloge, en haut de l’escalier, la figure de la célèbre Molly Brown ou encore la comparaison du personnage de Céleste avec Rose Dewitt Bukater, puisqu’elle semble rentrer chez elle comme enchaînée. Le naufrage est également très bien traitée, retranscrivant l’incompréhension des passagers face au nombre insuffisant de canots. Ici par contre, les spéculations sur les intentions du capitaine sont beaucoup plus étendues, en en faisant un des enjeux importants du livre.

Mais suite au naufrage nous nous écartons complètement du film, pour entrer dans une histoire original à part entière. Nous nous concentrons ensuite sur May et Celeste, qui vont se retrouver unis, par l’horreur du sinistre, aux prises avec un immense secret pour l’une et des difficultés de la vie conjugale pour l’autre. Leur amitié se développe par les lettres qu’elles s’écrivent, et nous voyons que même deux amies peuvent se cacher des choses. Un fossé est alors décrit entre leur vies et leurs missives.

Cette aspect de l’écriture comme fictive, est assez bien pensée. Car ne demandons nous pas à la littérature de nous écarter de nos vies et de nos soucis ?

Parlons histoire avec un grand H désormais : parce que ce livre outre une histoire d’amitié est une rétrospective historique sur une large période, qui couvre divers points de vues et prises de positions afin de nous faire balayer le plus de visions possibles. Oui, parce que dans la vie on est dans un camp comme dans l’autre, et pas forcément dans celui que la postérité appellera  »gentil ». Les circonstances extérieures sont bien souvent déterminés par un lieu et une famille.

Ici, c’est la même chose, l’auteur nous plonge dans l’histoire des suffragettes ( oui nous sommes dans un livre où la plupart des protagonistes sont des femmes ), dans l’horreur de la première guerre mondiale et de la seconde ainsi que leurs conséquences économiques et familiales. Les générations se succèdent, et les caractères de ces femmes évoluent avec le temps. J’ai appréciée que parfois les conflits de génération voient le jour, ainsi nous avons l’impression d’entrer de plein pieds dans la réalité des familles de cette époque.

Les nombreuses ellipses ne nous font pas perdre le fil, puisqu’à chaque début de chapitre le lieu et la date sont indiqués et un résumé est fait des années précédentes. Parfois j’aurais aimée que ces bonds dans le temps soient un peu moins longs, mais au final on ne perd rien, et nous laissons les pages défilées avec joie.

Les périples des personnages nous les rendent très attachants, puisqu’à travers une narration à la troisième personne et une focalisation interne, nous connaissons tous les tenants et aboutissants, toutes les pensées des personnages, et l’auteur peint à merveille une réalité concrète. Son styleest très fluide, directe, mais parallèlement elle a su très bien nous perdre dans un imbroglios de questions, de situations qui nous semblent ne jamais se résoudre. Et c’est seulement à la toute fin que nous prenons la mesure de ces petits détails, parcheminés au fil du roman. Je dois avouer que je suis impressionnée par la façon dont il est construit.

Certes la fin est attendue, mais il n’en reste pas moins que l’histoire n’est pas banal, et qu’il fallait arriver à créer quelque chose à partir d’un fait qui à eu autant de succès et de spéculations.

Si je n’avais écouté que mon premier avis, qui était que je ne trouverai jamais de l’originalité dans ce roman, je serai vraiment passée à côté de quelque chose.

  • Points positifs : une intrigue original, une écriture directe et fluide, des personnages attachants
  • Points négatifs : certains personnages ne sont peut-être pas assez développés

Extraits :

 » Tout ce qu’il espérait désormais, c’était ne pas avoir perdu l’amour de sa mère. Elle lui avait dit un jour que l’amour était pareil à une coupe sans fond, à laquelle on pouvait boire à profusion sans qu’elle tarisse jamais. Il espérait que c’était vrai.  » ( p. 346 )

 » Mais le chagrin, avait dit quelqu’un, était pareil à un locataire envahissant qui accapare toute la place devant la cheminée et vous empêche de vous réchauffer. On se résignait à enfiler un chandail de plus pour ne pas grelotter.  »( p. 558 )

L’auteur :

Leah Fleming est Anglaise, diplômée de l’Université de Leeds. Mariée et mère de quatre enfants, elle partage sa vie entre l’Angleterre et la Crète.  »L’enfant du Titanic » est son septième roman, le premier publié en France.

Petit plus ; allez lire l’avis d’Herbe Folle qui parle très bien du livre…

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Quatre filles et un jean – tome 5  »Pour toujours » de Ann Brashares :

Titre : Quatre filles et un jean

Titre original : The Sisterhood of the Traveling Pants : Sisterhood Everlasting

Tome 5 : Pour toujours

Auteur : Ann Brashares

Traduit de l’américain par Vanessa Rubio-Barreau

Edition Gallimard, 2012

Résumé :

Tibby, Lena, Carmen et Bridget ont grandi. La vie les a éloignées. Et, au-delà de la carrière professionnelle et de leur vie amoureuse, chacune sait que quelque chose leur manques… La proximité qu’elles ont toujours connue jusqu’ici.

Un beau jour, enfin, Tibby qui vit en Australie leur envoie des billets d’avions pour organiser des retrouvailles en Grèce !

Aucunes des quatre amies ne se doute à quel point leur vie en sera bouleversée, à jamais…

Ann Brashares fait revivre ses quatre héroïnes mythiques, confrontées aux grandes questions de la vie : l’amitié, la tragédie, la maternité, l’amour… Une lecture chaleureuse et émouvante à savourer à tout âge comme les confidences d’une meilleure amie…

Mon avis :

Lors de l’annonce de la sortie de ce cinquième et dernier tome de cette fabuleuse saga, j’étais terriblement sceptique, quant à l’objectif de ce livre. Serai-ce juste un coup marketing ? Quelle va être la teneur de l’histoire, par rapport au quatrième tome, qui, pour moi, clôturais parfaitement la saga, et nous laissais dans de bons espoirs quant à l’avenir de nos héroïnes ?

Les chroniques commençant à tomber, les coups de cœur se faisant de plus en plus positifs, transcendants et inoubliables, je commençais donc à me poser quelques questions, et j’ai finalement décidée de relire les quatre premiers tomes. Les ayant lus lorsque j’étais plus jeune, j’en avais gardée un excellent souvenir. Et j’ai pris un immense plaisir, à me replonger dans l’univers des quatre filles et de leur jean magique, symbole de leur amitié. Je redécouvrais en même temps qu’elles, les premiers émois de l’adolescence, les premières questions sur la vie, et lorsqu’elles sont entrées à l’université, cela m’a beaucoup aidée de les voir évoluer, car moi-même entrant dans le même cadre,  je me suis très vite retrouvée en elles.

Suite à ces relectures, plus que positives, je me suis dit qu’il fallait absolument que j’enchaîne sur ce tome-ci.

Ma chronique sera peu détaillée puisque je pense, que ce dernier tome est à lire en ne sachant rien de ce qui peut advenir.

( attention spoilers ! )

Nous retrouvons donc les quatre filles, mais dans leur vie d’adulte, puisqu’elles approchent à grands pas de leur 30 ans. Le temps de l’innocence est terminée, et leur amitié commence à pâtir de leurs nouvelles habitudes, et de l’éloignement géographique.

Carmen est devenue une actrice reconnue. Elle a d’ailleurs obtenu un rôle récurent dans la série TV  »Enquêtes Criminelles » et, est fiancée à Jones, un directeur de programme. Nous la découvrons bien changée, bien loin de la Carma que nous connaissions. Ses défauts se sont exacerbés, et le contact de son fiancée, n’aide en rien. Elle s’est éloignée de ses parents, et nous avons l’impression qu’elle est désormais froide, se laissant dicter sa conduite par son fiancé puisqu’elle pense qu’il sait mieux qu’elle ce qui est bon pour sa carrière.

Lena vit de se passion, l’art, mais peine à trouver des acheteurs pour ses tableaux, elle donne donc en parallèle des cours. Elle est devenue encore plus solitaire qu’autrefois, vivant seule dans un appartement qu’elle rechigne à quitter même pour aller travailler. Elle ne vit que dans l’attente, celle de ses amies et celle, moins avouable d’un certain garçon, qui lui avais promis  »un jour »…

Bridget habite avec Eric, qui est désormais avocat. Elle ne vit que de petits boulot intérimaires, et tente toujours de trouver un appartement plus lumineux. Nous sentons qu’elle cherche quelque chose à quoi se raccrocher, mais nous n’en comprenons la raison, que bien plus tard.

Tibby, quant à elle, est partie vivre en Australie, avec Brian, afin qu’il puisse monter son entreprise de jeux-vidéos. C’est elle qui à le plus de mal à supporter cette éloignement, contrastant avec le fait qu’elle ne donne pas de nouvelles à ses amies. Elle va donc leur envoyer à toutes les trois des billets d’avion afin qu’elles puissent enfin se retrouver. Elles qui n’ont pas passées de temps toutes les quatre réunis, depuis si longtemps.

Mais l’euphorie des retrouvailles va vite laisser place à un vide immense, impossible à combler, que les filles vont appréhender chacune à leur manière…

J’ai adorée ce livre, qui fut mon plus gros coup de cœur de l’année 2012 !

J’ai encore aujourd’hui, bien du mal à mettre des mots sur mes émotions. Ce livre est une bouffée de joie, de violence, de manque, d’incompréhension et finalement de sérénité. Oui, tout cela et bien plus encore à la fois.

Nous entrons dans la vie des quatre filles, aux antipodes de là où nous les avions laissées. Elles ne sont plus aussi soudées qu’avant, et leurs personnalité est parfois l’inverse de ce qu’elles sont au fond d’elles. Nous voyons parfaitement l’influence de certains, celle de la société et de ses fastes, sur nos héroïnes, qui incarnent des femmes modernes, indépendantes, dans un monde toujours en mouvement. Ce parallèle est assez fort tout le long du livre, où suite à un événement qui créer une rupture, les filles vont opérer un véritable changement, en stoppant leur vies, ce qui produit un contraste particulièrement fort, avec le monde qui tourne toujours et elles, en suspends.

Ici, l’auteur exploite le motif du destin : puisque les filles ne se posent même plus la question de savoir ou non si elles sont heureuses. Elles se laissent porter par la vie. Et Tibby, va les aider à voir les choses autrement, et découvrir leur force d’action sur la vie, et la part de destin qu’il peut y avoir, en usant d’un stratagème particulier.

Tout comme les tomes précédents, on retrouve le même schéma, à savoir que les personnages secondaires aident les filles à se retrouver. Ils permettent donc d’aborder des thèmes bien particulier à chacune des filles. Ces derniers sont réalises, et l’auteur à travers eux nous amène à réfléchir, à nous poser des questions, et prendre part aux choix des filles, comme si nous étions leurs confidentes. Ici, ses personnages secondaires sont nouveaux, ils donc apportent un nouveau souffle à l’histoire, un point de vu extérieur.

La fin nous laisse sur une note de sérénité au milieu du chaos et nous refermons le livre des larmes dans les yeux, mais tout en sachant que l’avenir est assuré et qu’elles seront toujours ensemble contre la tempête…

La plume de l’auteur est toujours aussi douce, nous faisant, par de simple petites choses de la vie quotidienne, entrer de plein pied dans son histoire. Elle nous donne l’impression d’avoir une véritable incidence sur le choix des personnages, de vivre avec eux.

J’ai été particulièrement touchée par ce livre qui est un débordement d’émotion ! Il est une digne fin, pour l’une des saga les plus réalistes de mon adolescence, qui m’a fait grandir et évoluer avec ses personnages.

Veuillez m’excuser pour cette chronique un peu brouillon, qui pourtant révèle l’intensité de mes émotions et donc l’incapacité à les mettre en ordre. De plus, comme je l’ai dit plus haut, j’ai volontairement laissée pas mal de choses de côtés afin de laisser tout le charme du livre opérer.

Extraits :

 » Ce souvenir, c’était facile ; mais vivre, c’était plus dur.  » ( p.43 )

  » – En grandissant, on apprends qu’il y a une phrase, très courte, toute simple, qui apporte plus de réconfort que de longs discours. Et je vais te la confier… Prête ?

– Prête

– Au moins, j’ai essayé.  » (p. 321 – 322 )